Votations fédérales du 23 septembre 2018
 28.08.2018, 12:51

Cinq associations valaisannes pour la reconnaissance du vélo

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Réunis en conférence de presse pour le oui à l'initiative vélo: de gauche à droite, Evelyne Bezat, chargée d'affaires Association Transports et Environnement, Yves Degoumois, président de Pro Vélo Valais, Steve Morabito, président de la Fédération cycliste valaisanne, Fabienne Bernard, présidente du Touring Club Suisse Section Valais et Laurent Savioz, coprésident de Pro-VTT Valais.

Mobilité Pro Vélo Valais, le TCS section Valais, l’Association Transport & Environnement, la Fédération cycliste valaisanne et Pro VTT ont défendu ce mardi matin leurs arguments en faveur du oui à l’initiative vélo du 23 septembre prochain.

On cherchait une piste cyclable, on a dû se contenter de la présence de vélos pour la séance photo. Pour les cinq associations valaisannes réunies ce mardi matin en conférence de presse non loin de la place du Midi à Sion – Pro Vélo Valais, le TCS section Valais, l’Association Transport & Environnement, la Fédération cycliste valaisanne et Pro VTT – l’anecdote a valeur d’illustration: il y a encore du travail pour que le vélo soit considéré comme un acteur à part entière de la mobilité de demain.

Le vélo à égalité de traitement avec la randonnée pédestre

C’est l’objectif de fond poursuivi par le contre-projet à l’initiative vélo, soumis au peuple suisse le 23 septembre prochain. Présenté par le Conseil fédéral, accepté par les Chambres et défendu par tous les partis à l’exception de l’UDC, l’objet charge la Confédération de soutenir et de coordonner les mesures cantonales et communales en faveur des pistes cyclables, lesquelles seraient mentionnées dans la Constitution au même titre que les chemins de randonnée pédestre.

Et cela, soulignent les défenseurs du texte, «sans dépenser un sou de plus, puisque le cofinancement de la mobilité douce a déjà été réglé dans le cadre du Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA)».

«Un mode de déplacement plutôt qu’un élément perturbateur»

«Un oui le 23 septembre serait un acte symbolique fort pour une reconnaissance officielle du vélo comme un mode de déplacement à part entière, et non plus comme un élément perturbateur sur les routes», estime Yves Degoumois, président de Pro Vélo Valais. Présidente du TCS Valais, Fabienne Bernard a, elle, mis l’accent sur l’importance d’une «bonne cohabitation entre les différents usagers de la route afin de favoriser la fluidité du trafic».

À lire aussi: «Il y a une omerta du monde politique valaisan sur le vélo», selon Yves Degoumois, président de Pro Vélo Valais

«La Confédération doit rendre la mobilité cycliste attractive à toute la population», a insisté pour sa part Evelyne Bezat, de l’ATE, appuyant notamment sur la nécessité d’équipements et d’infrastructures adaptées pour redonner aux gens un sentiment de sécurité et les inciter à enfourcher leur vélo.

Exploiter le potentiel touristique du vélo

Troisième argument fort après la sécurité et le complément qu’apporte le vélo à une mobilité souvent saturée: le tourisme. «La reconnaissance dans la Constitution donnerait du poids à la stratégie cantonale visant au développement du cyclotourisme en Valais», plaide Steve Morabito, cycliste professionnel mais surtout, en l’occurrence, président de la Fédération cycliste valaisanne. Président de Pro VTT, Laurent Savioz va dans le même sens: «Le Valais est sans doute le canton qui a le plus grand potentiel en termes touristiques. Ce potentiel, à ce jour, est sous-exploité.»
 


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