Votations fédérales du 19 mai 2019
 18.04.2019, 12:04

Réforme AVS et fiscalité: le camp du oui valaisan argumente

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Philippe Nantermod, Carole Furrer, Vincent Riesen, Philipp Matthias Bregy et Jérôme Monnat ont défendu la réforme fiscale et de l'AVS.

Votations fédérales Les milieux économiques et les Syndicats chrétiens valaisans estiment en chœur que la réforme de la fiscalité et de l’AVS proposée au peuple suisse le 19 mai est indispensable et qu’il n’y a pas de solution alternative.

Représentants des milieux économiques, élus PLR et PDC et Syndicats chrétiens se sont retrouvés côte à côte jeudi devant la presse pour défendre le projet soumis au peuple suisse le 19 mai prochain qui prévoit à la fois une réforme fiscale et le financement de l’AVS.

«La Suisse n’a pas le choix»

Le conseiller national Philippe Nantermod (PLR) a défendu le volet fiscal. Pour lui, la Suisse doit se réformer. «Elle n’a simplement pas le choix, car la fiscalité suisse n’est plus en conformité aux règles internationales.» Il rappelle que la Suisse distingue les entreprises étrangères, qui bénéficient d’un taux d’imposition réduit, et les entreprises suisses. Cette manière de faire est considérée comme du dumping.

2 milliards pour l’AVS

Présidente des Syndicats chrétiens du Valais, Carole Furrer (PDC) déclare que la réforme apporte 2 milliards de plus dans les caisses de l’AVS. «Depuis 2014, il y a plus de sorties que d’entrées à l’AVS; d’ici à dix ans les caisses seront vides si on ne fait rien. La réforme ne règle pas tout, mais elle permet de consolider nos retraites.» Une partie des nouvelles entrées pour l’AVS proviennent des cotisations des employés. «Pour un salarié touchant un salaire de 5000 francs par mois, le coût est de 7 fr. 50 par mois», calcule Carole Furrer.

Pas de plan B

Le conseiller national Philipp Matthias Bregy (PDC) résume les enjeux en une  formule: «La question est simple: existe-t-il un plan B? La réponse est non.» De son côté, le directeur de la Chambre de commerce et de l’industrie le député Vincent Riesen (PLR) relativise le coût de la réforme. «Nous ne votons le 19 mai que sur la loi fédérale. Le coût pour la Confédération est de 0,6 milliard, alors que son bénéfice en 2018, se monte à 2,8 milliards.»

Le coût pour les employés

Les opposants à la réforme constatent que pour un employé la réforme va se traduire par une hausse des cotisations AVS (+0,15%), alors que seules des entreprises vont bénéficier de rabais fiscaux. Cet argument fait réagir Philipp Matthias Bregy: «La réforme n’est pas un cadeau fiscal aux entreprises. Celles qui bénéficient d’un taux privilégié verront leurs impôts augmenter. Et toutes les entreprises vont participer à l’effort en faveur de l’AVS.»

Directeur d’une PME horlogère à Leytron et président de l’Union des indépendants, Jérôme Monnat a fait le calcul. «Avec la réforme qui a été présentée par Roberto Schmidt, ce que je vais gagner en impôt sur le bénéfice, je vais le perdre avec l’augmentation des cotisations AVS.»


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