Cantonales 2021 : les perles de la campagne sur les réseaux (épisode 4)

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Cette année, en raison de la crise sanitaire, la campagne pour les élections cantonales se jouera aussi et peut-être plus que d’habitude sur les réseaux sociaux. Nous la suivons pour vous… Et c’est croustillant.

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Les slogans sont de sortie (1)…

Le slogan n’est pas forcément déterminant dans une campagne, mais c’est un ingrédient incontournable. Nous vous avons déjà parlé du très classique Ensemble du PDC valaisan traduit par un obscur Zämustah (ou pourquoi je n’arriverai jamais à parler le haut-valaisan). Cette fois, pleins feux sur celui de l’UDC: «Enracinés et libres». Si on saisit bien l’image, on se dit aussi que quand on est enracinés on est rarement libres d’aller voir ce qui se passe dans le pot du voisin. On tend vers l’oxymore. Les UDC ont peut-être une âme de poètes?

P.-S. Au passage, vous avez vu le coup de jeune qu’a l’air d’avoir pris Cyrille Fauchère sur sa photo de campagne? C’est Benjamin Button, ou quoi? On aimerait en tout cas bien connaître son secret.

 

 

Qui veut son autocollant?

Quand tu fais campagne, ton nom doit être partout. Idéalement, même sur les vitres arrière des voitures. L’ancien président du PS Valais romand Gaël Bourgeois fait la promo de celui à l’effigie de Mathias Reynard sur Insta. Une photo qui pose quelques questions… D’abord, Gaël Bourgeois n’est-il pas un peu vieux pour une trois-portes? Ensuite, que peut bien voir le conducteur à travers un tel autocollant sur une si petite lucarne arrière? Enfin, quitte à flatter la valaisannitude de la fin des 90’s avec un autocollant pour voiture, n’aurait-il pas mieux fait de trouver une bonne vieille Sub’ Imprezz’ pour en faire la promo? On nous glisse à l’oreillette que que l’autocollant est perforé pour assurer la visibilité... Nous voilà rassurés.

 

 

Le compte Insta de Brigitte Wolf

Brigitte Wolf est active sur les réseaux sociaux mais se fait discrète sur Instagram. Pourquoi? Peut-être parce que faire campagne en Valais avec son compte privé sous le nom @wolfimwallis apparaîtrait contre-productif.

Au regard de l’histoire politique de notre canton et de son rapport tumultueux au grand prédateur, on se dit qu’être d’obédience verte et s’appeler Wolf suffisent comme obstacles pour percer en Valais. Mais la Haut-Valaisanne est femme de défi. Pour s’en convaincre, il suffit de se souvenir qu’elle avait, malgré tout, réuni plus de 31 000 voix au second tour des élections au Conseil des Etats en se présentant aux côtés de Mathias Reynard.

 

 

Le teeshirt tout schuss

Alors que l’exception des remontées mécaniques ne cesse de faire débat, Serge Gaudin ne cache pas son enthousiasme à pouvoir profiter des stations valaisannes. Le candidat PDC l’assume jusqu’au teeshirt. «Je n’ai pas besoin de thérapie, j’ai juste besoin de faire du ski», dit son slogan. Si la première partie de la phrase est en soi une bonne nouvelle pour un candidat au Conseil d’Etat, on doit avouer qu’on l’aime bien, ce teeshirt. Et vous?

 


Selon que vous soyez du Haut ou du Bas

Pour soutenir le candidat UDC Franz Ruppen, ses partisans ont changé leur photo de couverture sur Facebook. Ils publient en même temps un slogan en faveur du conseiller national et président de Naters. C’est là qu’on perçoit la différence de perspective entre le Haut et le Bas du canton.

Dans la partie germanophone, il faut voter pour Franz Ruppen parce qu’il «porte le Haut-Valais dans son cœur», alors que dans la partie francophone, il faut le faire parce qu’il travaille «pour les intérêts du Valais».

De là à penser que les Haut-Valaisans vont voter pour lui parce qu’il est… haut-valaisan et que ses supporters vont voter pour lui parce qu’il est UDC, il n’y a qu’un pas.

 

Appels du pied PDC-PLR

Les appels du pied à peine voilés des conseillers d’Etat démocrates-chrétiens sortants en faveur du PLR Frédéric Favre commencent à porter leurs fruits. Des libéraux-radicaux affichés disent le plus grand bien de Christophe Darbellay et Roberto Schmidt.

 

Elle propose une téléréalité à Canal 9

«Le 70% des participants au débat politique achève un mandat au Grand Conseil», déplore Carole Bagnoud sur Facebook. Pas facile pour les nouveaux venus d’exister parmi le florilège de candidatures au parlement valaisan. Pour pallier cette inégalité crasse dans le traitement médiatique, la candidate verte propose un reality show. «Les candidats seraient enfermés dans une pièce pendant quelques heures et Canal9 les filmerait. On verrait ainsi les candidats dans leur exercice parlementaire de négociation.»

Le concept nous rappelle vaguement quelque chose, mais y’avait une piscine pour pimenter un peu les interminables débats sur le sens de la vie. «On pourrait même envisager un jury tiré au hasard dans la population qui attribuerait des appréciations sur des points importants comme «écoute respectueuse, faculté au compromis». Bizarre: en suivant les débats du Grand Conseil, ce sont pas ces éléments qui nous sautent aux yeux. On se demande si Canal 9 retiendra l’idée pour 2025.

 

 

 

Clin d‘oeil à nos lecteurs

Les premiers épisodes de ce journal de campagne nous ont montré que les lecteurs réagissent de cette manière:

  • Lorsque l’on parle du parti X, les adeptes des autres partis estiment que nous en faisons beaucoup pour le parti X, sous-entendu qu’on lui fait de la pub.
  • Par contre, les membres du parti X estiment que nous trouvons toujours quelque chose à critiquer chez eux et pas chez les autres.

Idem, évidemment, lorsque nous parlons du parti Y ou Z. A méditer.


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