Cantonales 2021: les mèmes qui te résument la campagne, PDC vs PLR, les perles de la campagne sur les réseaux (épisode 19)

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Chronique Cette année, en raison de la crise sanitaire, la campagne pour les élections cantonales valaisannes se jouera aussi et peut-être plus que d’habitude sur les réseaux sociaux. Nous la suivons pour vous… Et c’est croustillant. Voici le 19e (et dernier) épisode de nos perles de campagne.

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Les enjeux en mèmes

Sur Instagram, le compte de lambdalaisan a résumé les enjeux du deuxième tour avec quelques mèmes. «Plus que quelques jours avant la fin de la guerre. Alors c'est qui qui passera pas dimanche?» lance en guise d’introduction l’administrateur du compte.  

Franchement, c’est juste génial. En une image et deux phrases on y découvre l’hypocrisie (osons le mot) des partis politiques. 

Il y a le PDC qui justifie sa liste à trois candidats par un choix de personnalités et qui, menacé, appelle à voter la liste compacte au deuxième tour.

Il y a les partis minoritaires qui appellent à voter pour une formule 2-1-1-1, mais qui auront beaucoup de peine à faire en sorte que leurs électeurs ajoutent des candidats des autres partis sur leur liste. Difficile d’imaginer qu’il y ait beaucoup de socialistes qui ajouteront Franz Ruppen sur leur bulletin ou d’UDC qui donneront une voix à Mathias Reynard.

 

 

Croûte ou couenne? Epilogue

Dans un précédent épisode, on vous parlait d’Alain Léger et de sa vidéo de campagne dans laquelle il nous apprenait à bien couper la «couenne du fromage». Le mot couenne plutôt que le mot croûte pour parler fromage nous était apparu étrange. Après un sondage sur sa page Facebook, on avait constaté que l’utilisation de l’un ou l’autre de ces termes serait plutôt différenciée selon les régions du Valais.

Et le Fulliérain, élu député suppléant le 7 mars, a fait remonter la question couenne ou croûte jusqu’aux candidats PDC au Conseil d’Etat. Pour Christophe Darbellay c’est plutôt croûte, pour Serge Gaudin couenne. Et pour Roberto Schmidt… Eh bien on n’a pas bien compris.

 

 

Le torchon brûle entre PDC et PLR

On vous avait entretenu du changement de ton des candidats PDC à l’égard du PLR Frédéric Favre. Au second tour, plus question pour les deux sortants démocrates-chrétiens de dire tout le bien qu’ils pensent du troisième sortant libéral-radical.

Dans la vidéo de campagne du PDCVr, on peut lire cette question: le PLR a lâché le PDC à Genève et en Valais? «Il ne nous a pas lâchés, il ne nous a même pas soutenus», lance Serge Gaudin. «On a donné 15 000 voix à Favre et on n’a pas beaucoup vu revenir.»

 

 

L’offensive contre le candidat PLR est encore montée d’un cran dans la lettre d’information du PDCVr «Etamines». «On nous reproche depuis des années des dérives institutionnelles (un candidat parlait du Valais des magouilles dans un hebdomadaire dominical). Arrêtons-nous un instant sur nos institutions. Qui les supervise? Un conseiller d’Etat PLR. Qui les surveille? Le Parlement dans lequel nous ne sommes plus majoritaires depuis longtemps.» Bon, l’auteur oublie un peu vite le parti de quelques personnes impliquées dans «ses dérives institutionnelles».

Favre ne répond pas, Nantermod riposte

De son côté, Frédéric Favre ne réagit pas directement à ces attaques. Sur les réseaux sociaux, il se contente de partager les marques de soutien qu’on lui témoigne, loin de la politique politicienne.

Le conseiller national PLR Philippe Nantermod est plus combatif. «Le PDC perd les pédales. Dans le Bas-Valais, on prône la liste sans donner une voix aux autres. Dans le Haut, on fait la pub pour Ruppen. Deux stratégies contradictoires. Mais surtout, le fait en attaquant ouvertement M. Frédéric Favre avec encore une fois des arguments fallacieux et mensongers. J’en prends aussi pour mon grade. Bref, la fin justifie les moyens. Ce n’est pas très glorieux.» Philippe Nantermod conclut son post en appelant ouvertement à la formule avec seulement deux PDC au gouvernement. «Faites comme moi, 2-1-1-1, à chacun selon sa force démocratique.»

 

 

Enfin la vérité vraie sur ce dîner...

La semaine dernière, on vous parlait de cette photo insolite prise à Savièse qui avait fait le tour du web. Sur l’image: Christophe Darbellay et Serge Gaudin, repus d’une belle raclette (avec un petit coup dans l’aile aussi). Le président de Savièse, Sylvain Dumoulin, qui les a rejoints pour le café. Derrière eux, la personne qui recevait. 

En toile de fond, la question qui a déchaîné les passions était de savoir combien de personnes se trouvaient dans la pièce au moment du cliché? Cinq ou plus? Le reflet de la télé semblait dire six mais le commentaire accompagnant la photo indiquait «On ne doit rendre de compte à personne, on était cinq». (Bon maintenant la question ne se poserait plus vraiment puisque la limite sanitaire est montée à dix personnes à l’intérieur.) 

 

 

Mais le sujet a tellement fait réagir qu’on a voulu y revenir. En fait, il a surtout fait réagir la personne qui avait publié cette photo sur les réseaux. Mails, messages, commentaires sous l’article et sur Twitter pour éclaircir la situation du cliché et nous dire tout le bien qu’elle pensait de notre chronique décalée. Comme on ne doute aucunement de la bonne foi de cette personne, on a décidé d’y revenir. Parce qu’en fait, il y avait quelqu’un à la cuisine qui portait l’assiette pile au moment de la photo. Donc sur la photo ils étaient six mais le reste du temps ils étaient cinq… et après? Ben, on a perdu le fil.

Mais, en résumé, la vérité vraie livrée par cette personne. «Il n’y avait que cinq personnes. Basta de vos blabla ridicules». Voilà tout est dit et on espère qu’on peut passer à autre chose maintenant.

 

Clin d’œil à nos lecteurs

Les premiers épisodes de ce journal de campagne nous ont montré que les lecteurs réagissent de cette manière:

  • Lorsque l’on parle du parti X, les adeptes des autres partis estiment que nous en faisons beaucoup pour le parti X, sous-entendu qu’on lui fait de la pub.
  • Par contre, les membres du parti X estiment que nous trouvons toujours quelque chose à critiquer chez eux et pas chez les autres.

Idem, évidemment, lorsque nous parlons du parti Y ou Z. A méditer.

Cet article est publié dans le dossier Elections cantonales 2021. Retrouvez tous les articles de la campagne pour le Conseil d’Etat, les interviews des candidat.e.s, les temps forts de ces élections et les résultats.

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