26.02.2021, 12:00

Cantonales 2021: la couenne du fromage et le PDC qui dit pourquoi le PDC devrait rester majoritaire, les perles de la campagne sur les réseaux (épisode 14)

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Chronique Cette année, en raison de la crise sanitaire, la campagne pour les élections cantonales se jouera aussi et peut-être plus que d’habitude sur les réseaux sociaux. Nous la suivons pour vous… Et c’est croustillant. Voici le 14e épisode de nos perles de campagne.

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Le test de la couenne du fromage

«Ne laisse jamais quelqu’un venir à toi sans qu’il n’en reparte plus heureux». Citer Mère Teresa dans un carnotzet, ça commence très bien pour cette petite vidéo de campagne d’Alain Léger, candidat PDC sur le district de Martigny. Il enchaîne avec un clap cinéma effectué au tire-bouchon. «Alain Léger, 100% Fulliérain, 100% Saillonain». Heu, ça fait 200%, mais ce n’est pas grave, car la bienveillance jaillit du bonhomme à chaque instant. «J’aime passer des soirées en famille. J’aime les moments dans ce carnotzet et j’aime la chasse», lance-t-il avec un accent 100% Fulliérain.

 

 

S’il vous rappelle un peu celui du porte-parole de la police cantonale Stève Léger, c’est tout à fait normal. Tout au long de la séquence, le verre de rouge est à portée de main, tout comme la planchette avec fromage et saucisse. De la nourriture loin de faire figuration, puisque Alain Léger, papa de deux filles, termine en décrivant comment tester son futur gendre en lui demandant de couper «la couenne du fromage». Déjà, on aurait plutôt dit croûte, ce qui indique peut-être que le vin ne faisait pas figuration non plus pour ce tournage. «Le gendre idéal a une coupe franche et directe. Ni trop ni trop peu». «Ne laisse jamais quelqu’un venir à toi sans qu’il n’en reparte plus heureux», disait Alain Léger en préambule. Mission accomplie en moins de deux minutes.

Le culot de Di Marco

L’optique d’un gouvernement 100% masculin en Valais fait beaucoup parler depuis le début de la campagne. A moins d’une énorme surprise, cette possibilité semble pourtant sur le point de se réaliser si l’on en croit le sondage des médias valaisans.

 

 

Alors, mauvais timing, manque d’expérience ou mauvais parti pour Brigitte Wolf et Magali Di Marco? Pour certains, le problème est visiblement plus irrémédiable. «Vous êtes en politique au mauvais moment dans le mauvais parti, et en plus une femme», lance un internaute repris dans une publication de la candidate verte du Chablais. Cette dernière lui répond avec humour. «Et en plus, une femme. J’ai toujours eu beaucoup de culot, mais là, semble-t-il, je dépasse les bornes pour ce monsieur.»

«Si le PDC n’existait pas», la question qui tue aux candidats orange

Le PDC perdra-t-il sa majorité absolue au Conseil d’Etat? La réponse à cette question est l’un des enjeux majeurs de cette élection cantonale et le sondage commandé par les médias valaisans semble indiquer que le troisième siège orange est bel et bien en danger. Par anticipation, le PDC a posé la question à ses candidats au Grand Conseil en vidéo. Pourquoi les démocrates chrétiens doivent-ils garder leur majorité au Conseil d’Etat?

«Pour maintenir l’équilibre de ce canton», lance Boris Bonnard, un candidat du district de Sierre. «Car le PDC a toujours eu d’excellents conseillers d’Etat», appuie un autre intervenant. Bon, il y en a eu des bons d’une autre couleur politique. «Car c’est important d’avoir la majorité pour un parti du centre». Heu… En fait pour les autres partis également. Ça rend la politique plus facile. Alors, convaincus?

Le parti a aussi demandé aux candidats ce qui arriverait si le PDC n’existait pas. Et là, les réponses fleurent bon la surenchère. «Le Valais n’existerait pas», lance Charline Berguerand. «Le Valais serait ingouvernable», appuie Christelle Farquet. «Qui pour défendre les familles et une économie durable et responsable?» interroge Cédric Payet.

 

 

Certains ont fait le choix de la poésie, comme Flavien Schaller. «Le Valais serait comme une mer sans sel.» Même si on se demande bien ce qu’il voulait dire par là. Que c’est plus agréable pour boire la tasse? Un candidat se démarque en ne promettant pas l’apocalypse en réponse à cette question. «Le centre politique existerait quand même, car il est essentiel à notre démocratie», assure Maxime Moix. On espère qu’il ne s’est pas fait remonter les bretelles une fois la caméra éteinte.

 

 

L’UDC a envie de boire un coup… comme en octobre

On l’a compris, pour l’UDCVr, le message dans le sprint final pour les élections cantonales tient en une dénonciation de «la dictature sanitaire». Le parti parle «des élections comme d’un référendum pour la liberté». Jugeant les restrictions du droit politique illégales, il indique vouloir organiser des stamms pour le premier tour du scrutin le 7 mars.

 

 

«L’UDCVr veut des stamms», clame le conseiller national Jean-Luc Addor sur son compte Twitter en partageant un article du «Nouvelliste» avec une photo de lui trinquant avec Cyrille Fauchère en 2019. Mais attention, ces réunions ne pourront pas se tenir dans les établissements publics, qui resteront fermés. Si ce n’est pas pour soutenir les bistrots du coin, à quoi peut bien servir cette réunion politique? On comprend la monstre envie de boire des coups entre copains qui nous taraude tous.

Mais quand on se souvient de l’effet accélérateur des élections communales sur l’épidémie en octobre dernier, on peine quand même à comprendre. Peut-être s’agit-il de tester les capacités de traçage du canton? Ou alors d’infirmer l’hypothèse d’une troisième vague par l’exemple? Peut-être que l’UDCVr tente de travailler une forme d’immunité collective?

 

Clin d’œil à nos lecteurs

Les premiers épisodes de ce journal de campagne nous ont montré que les lecteurs réagissent de cette manière:

  • Lorsque l’on parle du parti X, les adeptes des autres partis estiment que nous en faisons beaucoup pour le parti X, sous-entendu qu’on lui fait de la pub.
  • Par contre, les membres du parti X estiment que nous trouvons toujours quelque chose à critiquer chez eux et pas chez les autres.

Idem, évidemment, lorsque nous parlons du parti Y ou Z. A méditer.

Cet article est publié dans le dossier Elections cantonales 2021. Retrouvez tous les articles de la campagne pour le Conseil d’Etat, les interviews des candidat.e.s, les temps forts de ces élections et les résultats.

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