Comment la constituante pourrait chambouler le Valais


Le peuple valaisan se prononcera sur sa nouvelle Constitution en 2023. D’ici là, à l’instar de la session qui a lieu ce jeudi et ce vendredi à Brigue, les 130 élues et élus chargés de préparer le projet soumis à votation auront tout loisir de débattre dans les moindres détails.

Mais sur quels sujets, au juste? Après un an et demi de travaux, les premiers rapports intermédiaires préfigurent des thèmes sur lesquels vont porter les discussions relatives aux grands principes du Valais de demain.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les innovations soumises à débat sont nombreuses.

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Tour d’horizon, en quatre tendances, de ces propositions qui ont passé la rampe des commissions interpartis, mais qui pourraient être retoquées par la majorité des constituants.


Romain Carrupt

 02.09.2020, 20:00

Plus de place pour le citoyen

Vote dès 16 ans

La constituante débattra de la place des jeunes en politique. Aujourd’hui, ils peuvent voter, élire et être élus dès 18 ans. La commission compétente propose d’abaisser une partie de ces droits civiques.

Dès 16 ans, les jeunes pourraient voter et élire lors des scrutins communaux et cantonaux.

En revanche, ils ne pourraient toujours pas être élus. Leurs droits n’évolueraient pas non plus sur le plan fédéral.

 

 

Reste que cette extension des droits civiques sera très débattue. Refusée en commission par cinq membres sur treize, elle a même fait l’objet d’un rapport de minorité.

Droit de vote des étrangers

Le Valais pourrait permettre à certains étrangers de voter et de se présenter à des élections, sans qu’ils aient besoin de se faire naturaliser.

Cette nouvelle possibilité serait uniquement offerte aux étrangers qui disposent d’un permis C et qui résident en Valais depuis au moins un an.

Elle leur permettrait de voter sur les plans communal et cantonal, ainsi que d’être élus sur le plan communal.

 

 

A l’instar du droit de vote dès 16 ans, cette proposition sera très débattue. Elle a même fait l’objet d’un rapport de minorité, après avoir été refusée en commission par cinq membres sur treize.