Comment aménager un compost dans son jardin ou sur sa terrasse?

Le compost est à la fois économique et écologique, car il permet de réduire ses déchets et servir d’engrais pour ses plantes ou son potager. Voici les quatre règles à respecter pour le réussir.
20 mars 2021, 20:00
/ Màj. le 06 sept. 2021 à 16:43
Compost 1

N’en jetez plus! Enfin, oui, mais à bon escient. Valoriser ses déchets est plus que jamais devenu utile et nécessaire pour le bien de l’environnement. Tous les cantons romands, sauf Genève, incitent d’ailleurs la population à s’y mettre via la taxe au sac.

Une bonne raison d’économiser de l’argent en réalisant son propre compost. Plutôt que de remplir la poubelle, les déchets végétaux et résidus alimentaires vont ainsi être recyclés en engrais pour votre potager, vos massifs de fleurs ou vos arbres fruitiers.

En outre, un compost contribue à maintenir une certaine biodiversité. De nombreux invertébrés vivent dans ce dernier, pour dégrader les déchets.

De quoi attirer de petits animaux insectivores qui se nourrissent de ces vers et larves d’insectes. Plusieurs oiseaux, tels que le merle ou le rouge-gorge, en quête de nourriture durant l’hiver trouvent dans un compost un garde-manger bienvenu.

Forme: s’adapter à son espace

On distingue globalement trois types de compost. Si l’on dispose d’un jardin, on optera soit pour l’option à l’air libre, soit pour le bac. Dans le premier cas, il s’agit de déposer les déchets dans un coin du terrain sous la forme d’un tas à l’air libre. On les mélange alors au fur et à mesure en évitant de trop les tasser.

Si l’aspect visuel peut sembler négligé, le tas présente l’avantage de ne pas être limité en termes de volume. Dans le second cas, il s’agit d’installer un module en bois, en plastique ou en métal sous la forme d’une caisse, d’une boîte ou d’un silo, préférablement avec des ouvertures.

Si l’on ne dispose que d’un balcon, alors on privilégiera le lombricomposteur. Comme son nom l’indique, il s’agit de vers que l’on place dans un petit container. Ces derniers s’occupent de dégrader les résidus alimentaires en les transformant en engrais. Contrairement aux idées reçues, le procédé ne dégage aucune mauvaise odeur.

Emplacement: trouver un coin ombragé

Pour des questions visuelles et esthétiques, on tendrait à privilégier un coin plutôt caché de son jardin. Inutile de placer le compost trop loin de la cuisine, au risque de multiplier des déplacements fastidieux. L’idéal consiste à trouver un endroit proche du potager auquel il servira d’engrais.

Le lieu doit être ombragé de préférence. Trop exposé au soleil, le compost risquerait de devenir sec. Or, il doit rester toujours humide. On ne le place pas non plus à proximité d’un cours d’eau, entre 10 et 50 mètres de celui-ci selon les cas, car c’est interdit par la loi.

On prévoit assez d’espace autour du compost, afin de pouvoir y jeter facilement ses déchets, retourner le tas régulièrement et l’arroser au besoin. Pour les citadins, le lombricomposteur doit être placé dans une zone du balcon à l’abri de la chaleur et des rayons du soleil. En cas de gel, on peut aussi le rapatrier à l’intérieur. La cave ou la cuisine peuvent alors l’accueillir.

Contenu: équilibrer les déchets

La clé d’un compost réussi, ce sont les détritus que l’on y dépose. Ces derniers se divisent en deux catégories: les matières brunes et les matières vertes.

Les premières regroupent tous les composants ligneux, tels que brindilles, petits branchages, feuilles mortes, copeaux de bois, paille, sciure, écorces et autres déchets de taille. Les secondes comprennent tous les végétaux frais, comme les herbes coupées, ainsi que les restes de nourriture, tels qu’épluchures, marc de café, coquilles d’œuf, feuilles et sachet de thé (sans étiquette bien sûr).

On évite d’y mettre trop de restes de viande ou de poisson à cause des mauvaises odeurs. Gare aussi aux peaux d’agrumes traités avec des fongicides, car elles peuvent réduire l’efficacité des petites compostières. Il faut veiller à mélanger équitablement (50%-50%) matières vertes et brunes, humides et sèches, grosses et fines en les alternant et en remuant après chaque dépôt.

Eau: maintenir l’humidité

Un compost doit être toujours humide, à l’image d’une éponge qu’on aurait essorée. Il convient donc de l’arroser régulièrement en cas de sécheresse et de le couvrir au besoin pour conserver l’humidité.

Ce couvert de paille, de feuillage ou sous forme de bâche sert aussi à protéger le compost de toute humidité excessive provoquée par la pluie. Si le compost venait à être gorgé d’eau à la suite d’une averse par exemple, il suffit d’en étaler une partie sur le sol durant quelques heures et le laisser sécher avant de le remettre dans son bac.

Il faut aussi aérer le tas en le retournant une fois par mois environ, afin que les insectes et autres organismes bénéficient d’oxygène pour accomplir leur tâche. Pour savoir si le processus fonctionne, le compost doit monter en température. Lorsque celle-ci baisse, il convient de le retourner. Il faut compter six à douze mois selon la saison – en hiver il mettra plus de temps – pour que le compost arrive à maturité.

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Texte ici

par Daniel Gonzalez