Le père Noël en octobre. Le grain de sel de Jean-Yves Gabbud

22 oct. 2021, 20:00
/ Màj. le 29 oct. 2021 à 19:06
Jean-Yves Gabbud, journaliste.

Le réchauffement climatique doit avoir un effet imprévu: il dérègle le calendrier du père Noël. Le vieil homme, qui se retrouve entouré de petites fleurs dans le Grand Nord, ne sait plus en quelle saison il vit.

Chez nous aussi, c’est le bouleversement. Alors que le blanc remplit les verres de la sacro-sainte Foire du Valais et encore peu les sommets valaisans, certains magasins sortent déjà les décorations de Noël. On peut aimer cette fête, mais de là à la mettre en vitrine trois mois par année, il y a un pas si grand que seuls les rennes volants peuvent franchir. Et encore.

Acheter des décos de Noël en octobre, c’est un peu comme choisir un maillot de bain au début décembre, avant même que l’on sache combien de kilos la dinde, le foie gras et les apéros de fin d’année vont nous faire prendre.

Si on accepte ce concept de l’anticipation, il faudrait songer à adapter les calendriers de l’Avent. Plutôt que de les limiter à 24 malheureuses cases, il faudrait les prévoir avec 69 petits chocolats à engloutir. Et pourquoi pas avec 365 cases, après tout? Parce qu’il ne faudrait pas qu’au matin du 2 janvier on se retrouve avec un trou de mémoire et qu’on oublie que chaque heure qui passe nous rapproche inexorablement de ce temps béni qu’on va partager avec belle-maman. O douce nuit.


Toutes les rubriques de notre page réseautage:



par Jean-Yves Gabbud