Au mayen, on cause bagnole, bananes et bonne musique


Dans le cadre de notre série estivale où l’on confronte les idées en réunissant les personnes, on était au mayen avec le directeur de Sion sous les étoiles et de Live Music Production Michael Drieberg et le patron du Palp Festival Sébastien Olesen. Et c’était trop super.


Noémie Fournier et Jean-François Albelda

 03.09.2021, 17:00

Michael Drieberg voulait qu’on le plaigne. La traversée du vieux village étriqué d’Hérémence en Maserati, quand même. Mais niveau bolide mal intégré au paysage, il y a déjà eu un précédent. Si la flamboyante Ferrouze de Constantin a pu monter au mayen, y a plus d’excuses pour les autres. Même la modeste croûte de Dimitri Mathey a apprivoisé le tortueux sentier battu qui surplombe Les Masses. Alors non, y a plus d’excuses pour les autres. 

En parlant de notre vaillant gratte-papier, on va directement crever l’abcès. Arracher le pansement d’un coup. C’est dur. Le clavier est noyé de larmes. Le cœur est lourd. Dimitri Mathey a déserté. La fripouille a préféré les vacances au dernier épisode des rires au mayen. Tant pis pour lui. Un peu moins pour vous. La paire Fournier-Mathey a de nombreuses qualités mais niveau culture, ils touchent pas une quille. Du coup on a pris Jean-François Albelda. Jeff qu’on l’appelle. Question nombreuses qualités on n’est pas sûrs, mais la culture il connaît. Alors ça devrait le faire. 

Sébastien Olesen, lui, aurait mérité qu’on le plaigne. Invité à une soirée, il se retrouve à tout faire. C’est le seul qui sait nettoyer un fromage. Le seul qui sait monter un four à raclette. Le seul qui sait racler. Le seul qui sait nettoyer le hamac à fromage. On sait pas comment ça s’appelle, le machin dans lequel on met le fromage, mais notre collègue Sabrina Roh a proposé cette appellation géniale, du coup, on la garde.