Les étapes des corrections du Rhône
 18.08.2020, 21:00

Rhône 3: une solution à un problème qui dure depuis 1500 ans

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Contenu partenaire Les premières traces écrites mentionnent des crues du Rhône au VIe siècle déjà. Cela fait donc 1500 ans que les Valaisannes et les Valaisans redoutent les débordements du fleuve et recherchent une solution durable pour s’en protéger. C’est la mission de la 3e correction du Rhône, qui intègre de plus les aspects nature et paysage, loisirs et détente.

Histoire

Dans le cadre des 20 ans de la crue du Rhône d'octobre 2000, l’Etat du Valais vous propose une série de 10 articles documentant les crues historiques et les principales étapes franchies pour la protection contre les inondations du Rhône.

Septembre 1860 en Valais: une crue particulièrement dévastatrice emporte des ponts et anéantit les récoltes. Elle est considérée comme une catastrophe nationale et à travers le pays, des appels à la générosité s’organisent. Cette crue destructrice est l’élément déclencheur de la 1re correction du Rhône.

Les travaux qui débutent en 1863 durent trente et un ans. Des digues parallèles en terre ou en gravier, appelées «douves», sont érigées. Les berges sont également renforcées par des épis opposés et perpendiculaires au cours du Rhône. Ceux-ci ont pour mission de concentrer le courant dans l’axe du fleuve.

La 2e correction: le rehaussement des digues

L’endiguement opéré par la 1re correction du Rhône assure dans une certaine mesure la sécurité de la plaine et permet de l’assainir. Cependant, le Rhône corrigé se montre incapable de charrier jusqu’au lac Léman les milliers de mètres cubes de gravier que lui amènent ses affluents. Le lit du fleuve monte inexorablement.

Les crues se poursuivent, comme en 1897 ou en 1935. Une 2e correction du Rhône débute donc en 1936, elle durera vingt-cinq ans. Son objectif: rehausser les digues tout en augmentant la puissance de charriage des sédiments.

Deux corrections n’ont pas suffi

Malgré ces deux corrections, les crues du Rhône menacent toujours les riverains, les habitations et les infrastructures édifiées au bord du fleuve. Les crues de 1948, de 1987 en témoignent. A la suite de cette dernière, le constat posé conjointement avec des experts de l’école polytechnique de Zurich est clair: les mesures ordinaires – soit l’entretien du fleuve par l’extraction des sédiments et la coupe des arbres qui encombrent le lit – ne suffisent plus. La crue de 1993 renforce ce constat: un aménagement global du fleuve est nécessaire.

Un projet général est alors développé de 1996 à 1999, entre Brigue et Martigny. Il définit les débits du fleuve, analyse toutes les variantes possibles et c’est sur cette base qu’en septembre 2000, le Grand Conseil valaisan décide d’entamer la 3e correction du Rhône, …trois semaines avant la crue d’octobre.

Pourquoi une 3e correction du Rhône?

Deux corrections n’ont pas suffi. Les digues sont vieilles, hautes et fragiles et le fleuve ne peut pas évacuer les crues sans danger. La plaine s’est fortement construite depuis la 2e correction et les dégâts potentiels ont fortement augmenté. Ce cumul de biens à protéger, de digues en mauvais état, et l’exigence d’une plaine sûre pour les personnes qui l’occupent rendent nécessaire la réalisation de la 3e correction du Rhône.

 

 


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