Biotechnologies: Lonza et la HES-SO Valais-Wallis investissent 5,9 millions de francs pour la recherche

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Industrie Lonza et la HES-SO Valais-Wallis tirent un bilan «réjouissant» du partenariat stratégique signé il y a 18 mois. Un laboratoire dédié à la biotechnologie industrielle a notamment été créé entre les deux institutions.

 24.08.2021, 17:00
Gaëtan Cherix, Renzo Ciccilini, François Seppey et Christophe Darbellay tirent un premier bilan "réjouissant" du partenariat signé début 2020 entre Lonza et la HES-SO Valais-Wallis.

En janvier 2020, Lonza et la HES-SO Valais-Wallis signaient un partenariat de dix ans visant à bâtir des compétences communes dans le domaine de la formation et de la recherche. Dix-huit mois plus tard, et malgré une pandémie qui est passée par là, cette collaboration porte ses premiers fruits avec la création d’une plateforme de recherche dédiée à la biotechnologie industrielle: le Advanced Biomanufacturing Lab. 

Des milliers de données analysées

En son sein, les équipes des deux institutions travaillent notamment sur l’analyse de données qui résultent de procédés de fabrication de médicaments. Responsable de l’Institut Technologies du vivant au sein de la HES-SO Valais-Wallis, Sergio Schmid illustre. 

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«Lorsque Lonza travaille sur des cellules, des milliers de données telles que leur température, leur pH ou leur concentration en sel sont accumulées. Le rôle des chercheurs, via ce laboratoire dont les activités seront réparties entre le site de Lonza et le campus Energypolis, sera d’analyser ces données à travers les algorithmes et autres outils numériques à leur disposition.» 

Améliorer les processus

Lonza et la HES-SO Valais-Wallis investissent 5,9 millions de francs sur dix ans dans la création de cette plateforme. Pour l’entreprise pharmaceutique, ce projet permet d’améliorer et d’optimiser les processus de développement de ses produits. Avec en ligne de mire une meilleure efficience, ainsi qu’une rentabilité accrue. 

«La numérisation des processus est une clé qui doit nous permettre de réaliser ces objectifs. L’un des premiers champs de recherche qui sera exploré à travers cette plateforme concerne les cellules mammifères», indique Renzo Cicillini, directeur du site viégeois de Lonza. 

Un atout pour l’enseignement

Afin de développer cette plateforme, la Haute école d’ingénierie (HEI) de la HES-SO Valais-Wallis a engagé quatre professeurs spécialisés en bio-informatique, automatisation et régulation. En plus de bénéficier aux activités de recherche appliquée de l’école, ce laboratoire doit permettre un transfert de l’expertise acquise vers la formation. 

«Que ce soit en matière de numérisation, d’automatisation ou de contrôle des processus biotechnologiques, les nouvelles connaissances et pratiques qui en émergeront vont permettre de faire évoluer le métier d’ingénieur. Elles seront petit à petit intégrées à nos programmes d’enseignement, que ce soit en bachelor ou en master», assure le directeur de la HEI, Gaëtan Cherix.

De nouvelles offres de formation

Le partenariat stratégique passe également par la mise en place de nouvelles offres de formation. Les besoins de l’industrie étant en pleine évolution, la HES-SO Valais-Wallis a adapté son plan d’études en y intégrant des modules de formation au sein de Lonza. 

Par ailleurs, un nouveau cursus de bachelor permet désormais aux gymnasiens d’accéder directement à la formation en biotechnologie, en alternant études et emploi chez Lonza. Enfin, une nouvelle filière en informatique et systèmes de communication sera prochainement ouverte à la HEI. 

Après avoir connu un démarrage timide lors de son lancement en 2019, le cursus de formation en biotechnologie germanophone comptera quant à lui dix étudiants en première année lors de la prochaine rentrée académique. «Le travail avec Lonza permet aussi de remplir cette formation», note François Seppey, directeur de la HES-SO Valais-Wallis. 

Eviter la fuite des cerveaux

Evoquant un bilan global «réjouissant», il insiste sur le fait que ce partenariat profite à l’ensemble des industries et PME du canton. «Les jeunes que nous formons trouveront un emploi chez Lonza, mais aussi chez Debiopharm à Martigny, sur le site chimique de Monthey ou encore chez Bachem à Vionnaz.»  

Des propos corroborés par le chef du Département de l’économie et de la formation, Christophe Darbellay. «Un immense travail est fait pour offrir aux jeunes diplômés de nouvelles perspectives d’emploi dans l’industrie valaisanne. La dynamique qui s’est mise en place permet résolument d’estomper la fuite des cerveaux et c’est une excellente chose.»


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