Coronavirus: un enseignant est testé positif, les familles sont-elles informées?

Depuis la rentrée scolaire, de nombreux parents se questionnent sur la gestion du nouveau coronavirus dans le cadre scolaire. Chaque jour, «Le Nouvelliste» revient sur l’une de ces interrogations avec l’infectiologue Delphine Berthod, représentante du médecin cantonal auprès des écoles valaisannes.
10 sept. 2020, 05:30
/ Màj. le 11 sept. 2020 à 11:15
Coronavirus casal dessin

Un enseignant est testé positif, les familles sont-elles informées? En est-il de même si un camarade de classe est testé positif? 

 
Comme pour tout citoyen valaisan, si un enseignant ou un élève est testé positif (ou équivalent pour un enfant de moins de 12 ans non testé),  le service du médecin cantonal est le premier averti et est responsable de faire l’enquête d’entourage en appelant la personne concernée. Si l’enseignant a bien respecté les règles du plan de protection de l’école - à savoir maintien des distances de 1,5m avec sa classe, ou port du masque lorsqu’il se trouve avec ses collègues, hygiène des mains - il n’y aura personne à mettre en quarantaine sur le plan professionnel.  
S’il s’agit d’un élève, ses camarades de classe ne devront pas être mis en quarantaine sauf s’il y a plusieurs cas dans la classe. Dans ce cas, le médecin cantonal évaluera la mise en quarantaine d’un groupe d’élèves, voire de la classe si nécessaire et il peut aussi décider de faire tester plusieurs enfants pour chercher à mieux comprendre une situation peu claire. 
Au final, un enseignant ou un élève de la classe peut être absent parce qu’il est malade, testé positif et en isolement ;  ou parce qu’ il est en quarantaine si quelqu’un dans son entourage a été testé positif. La direction des écoles en est informée et collabore étroitement avec l’office du médecin cantonal. La politique d’information aux parents tient compte du respect du secret médical, mais aussi du risque pour les tierces personnes dans le contexte épidémique. Jusqu’à présent les cas sont demeurés isolés. 
 

Vous pouvez poser vos questions à Delphine Berthod en nous écrivant à vincent.fragniere@lenouvelliste.ch

par Vincent Fragnière