Ici, on aime les animaux et on en parle
 21.07.2020, 11:00

Le quotidien d’un vétérinaire rural. Par Lucien Fournier

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Lucien Fournier, médecin vétérinaire.
Animaux

C’est en parcourant la rubrique mensuelle dédiée au monde vétérinaire de notre quotidien valaisan que j’ai eu l’envie de partager un peu de ma vie professionnelle avec vous lecteurs.

Si le diplôme universitaire de médecine vétérinaire permet d’exercer la médecine sur toutes les espèces animales, c’est la pratique de celle-ci qui oriente le vétérinaire vers son domaine de prédilection qu’il soit canin, félin, bovin ou équin. 
L’amour des grands animaux, de la liberté de mouvement et du grand air m’ont poussé à choisir la filière des animaux de rente et équine. Contrairement à un vétérinaire pour les petits animaux, je dois me rendre sur les exploitations où se trouvent les patients malades ou blessés. Les pathologies à soigner sont très variées selon les saisons. L’hiver est la période des mises bas pour les vaches de la race d’Hérens. Ce qui signifie que le vétérinaire est souvent sollicité le jour comme la nuit et doit pouvoir gérer les naissances difficiles. Lorsque les bêtes commencent à sortir de leurs écuries au printemps, cela signifie que le temps des combats est arrivé avec son lot de boiteries et blessures. Les mois d’été sont beaucoup plus calmes, car les vaches sont à l’alpage et la saison des vêlages est terminée. Par conséquent, le vétérinaire peut adopter un rythme de travail moins stressant et prendre un peu de vacances.  

Une journée type, s’il en est une, commence à 7 h 30 par la prise des rendez-vous qui vont rythmer la journée. C’est aussi à ce moment que je profite de discuter avec mes assistants des cas particuliers. L’échange de savoirs et de connaissances entre les vétérinaires stimule la réflexion et permet d’affiner les diagnostics.

Aux alentours de 8 h 15, les visites sont distribuées dans le planning des vétérinaires selon la répartition géographique des exploitations et les capacités de chacun. Nous ne tardons pas à nous mettre en route, car les journées sont loin d’être paisibles. Il faut gérer les diverses urgences qui s’ajoutent au programme. Cela demande une grande flexibilité de la part du vétérinaire et de la compréhension de la part du client qui voit sa visite de routine déplacée.

Même si les journées dépassent souvent les dix heures de travail et que les trajets en voiture sont nombreux, la vie du vétérinaire rural est passionnante, avec une pratique de la médecine variée et des clients chaleureux.

En savoir plus : Le site de la pratique vétérinaire Valesia
 


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