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 01.09.2020, 11:00

La détention des reptiles. Par Yves Charlot

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Yves Charlot, médecin vétérinaire.
Animaux

De très nombreux reptiles sont proposés à la vente, non seulement dans des animaleries, mais aussi dans des bourses aux reptiles, voire sur internet, et enfin directement chez des éleveurs. On estime à 300 000 le nombre de reptiles détenus en Suisse. Le déficit de contrôle sur les bourses et internet est énorme. Les achats coup de cœur sont légion et peuvent aboutir à de bien tristes situations.

L’acquisition de tels animaux doit être réfléchie. Le mieux est de savoir à l’avance quel animal va être acheté et d’en connaître les besoins et la biologie. On connaîtra le nom de l’animal, son origine géographique et le type de milieu dans lequel il vit, ainsi que ses habitudes. Les paramètres de température, d’humidité, de luminosité, de nycthémère, de rayonnements UV et leurs variations saisonnières doivent être connus, de même que les éventuelles conditions d’hibernation. Les reptiles ne contrôlent pas leur température interne: leurs besoins découlent de leur niche écologique.

Le bon sens implique de ne pas choisir en Valais un lézard appréciant une atmosphère saturée en humidité et des températures s’échelonnant de 18 à 25 °C selon les saisons, à moins d’être très expérimenté et de pouvoir reproduire de telles conditions dans son local d’élevage.

Idéalement, l’installation doit être prête à recevoir le ou les pensionnaires avant l’achat et être aménagée simplement, car l’entretien de décors complexes est difficile et pose des problèmes d’hygiène. Certains animaux peuvent être maintenus seuls, mais parfois il faut constituer un groupe. L’alimentation doit être disponible. Il faut aussi se renseigner sur les règles d’hygiène.

Un vendeur devrait être capable de renseigner l’acheteur sur tous ces points.

Il vaut mieux s’assurer de la légalité de la transaction. Certaines espèces doivent être commercialisées avec un certificat CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). La Confédération interdit la détention de certaines espèces, en soumet aussi un certain nombre à autorisation (déclaration et/ou obtention de certificats de capacité). Certaines installations doivent être contrôlées par l’Office vétérinaire cantonal et peuvent nécessiter des assurances adaptées.

Pour les tortues terrestres, très nombreuses dans notre canton, un support est disponible sur le site fédéral de l’administration vétérinaire.

On ne «relâchera» jamais un de ces animaux dans la nature: il sera soit promis à une mort certaine, soit deviendra une nuisance pour l’environnement (comme le sont les tortues de Floride ou serpentines).

Enfin, la détention de reptiles indigènes est prohibée.
 


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