«Sœurs de cordée»: 3 journalistes du «Nouvelliste» sur le Bishorn


Motivées par le Women Peak Challenge de Suisse Tourisme, trois journalistes du «Nouvelliste» sont parties à l’assaut du Bishorn. A leurs côtés, sept autres cordées exclusivement féminines. Récit.    


Sophie Dorsaz / Noémie Fournier / Virginie Maret

 14.09.2021, 17:00

On l’appelle le 4000 des Dames. Au fond du val d’Anniviers, il érige ses neiges éternelles à exactement 4153 mètres d’altitude. Antichambre de l’imposant Weisshorn qu’on laissera aux plus aguerries, le Bishorn est censé, comme son nom l’indique, être à la portée du «sexe faible». Mais promis, il se mérite quand même. Nos mollets endoloris et nos souvenirs plein la tête l’attestent. 

Tout a commencé autour du traditionnel café qui suit la séance de rédaction matinale. Ce jour-là, on s’autorise à prendre de la hauteur. On parle de la première ascension du Cervin par une femme, il y a cent cinquante ans exactement, et de ce fameux Women Peak Challenge, lancé au printemps par Suisse Tourisme pour encourager la présence féminine en montagne. Plus que ça, le projet les incite à conquérir entre elles les 48 4000 des Alpes. «On pourrait en faire un entre collègues?», lance Sophie. «Oui, le Cervin?», répond Noémie en regrettant aussitôt son excès de zèle.

Plus approprié aux circonstances – et à nos aptitudes, soyons honnêtes – nous jetons notre dévolu sur le Bishorn. Téméraires oui, mais pas têtes brûlées, les filles! 

Originaire du val d’Anniviers, Esther Larios (à gauche) a eu le mérite d’emmener la cordée du «Nouvelliste» composée de Noémie (au centre), Sophie (à droite) et Virginie (devant) au sommet du Bishorn. © M. Corthay

Il faut dire que les profils qui constituent la cordée sont assez disparates. Cela va de l’ancienne basketteuse reconvertie en joggeuse de bitume à la compagne de guide de montagne habituée aux béquets, en passant par la randonneuse régulière en été, mais qui, cette année, a préféré le mayen à la marche. Précisons qu’elle choisit quand même toujours les escaliers à l’ascenseur. Pour la forme. 

La cordée est au complet. Elle sera emmenée par une guide du val d’Anniviers. Esther Larios, née Wiget. De nos jours, c’est important de favoriser le circuit court.