Coronavirus: comment le Valais a géré la pandémie


Il y a un peu plus d’une année, le Covid nous confinait chez nous. Pour comprendre comment le Valais a géré cette année de pandémie, nous avons analysé pendant plusieurs semaines tous les procès-verbaux de diverses task forces de l’Etat du Valais ainsi que les données épidémiologiques détaillées.

Aujourd’hui, la ministre de la santé, Esther Waeber-Kalbermatten répond aux questions que posent ces documents sur le suivi de la pandémie mais aussi sur le taux de mortalité très élevé de notre canton. Pour elle, «une course contre la montre est désormais engagée pour ralentir une troisième vague».


Marie Parvex, Patrick Ferrari, Photos: Sabine Papilloud

 15.03.2021, 18:00

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A la fin du mois de mars 2020, l’Organe cantonal de conduite (OCC) qui a pris les rênes de la gestion de crise, décide d’élaborer un «concept décédés». Il met en place des containers frigorifiques sur des sites militaires à Sion et à Turtmann pour faire face à un possible dépassement des capacités de l’unique crématoire du canton. Finalement, il n’aura pas besoin de les utiliser. Mais de justesse pendant la deuxième vague. 
 
Mais l’Etat du Valais n’a pas que des corps à gérer: il faut demander l’aide de la protection civile, de l’armée, des cliniques privées pour décharger l’Hôpital, gérer les pénuries de matériel médical, de bidons pour conditionner les désinfectants, confiner la population tout en surveillant son acceptation de ces contraintes, commander en mars des stocks de chloroquine qui s’avéreront ensuite inefficaces, avoir besoin d’un entretien du crématorium qui a tourné à plein régime pendant des semaines mais de ne pas pouvoir faire venir le technicien allemand bloqué à la frontière, négocier âprement certaines factures avec Berne, prendre des mesures sanitaires…
 
Suite à une demande de transparence, Le Nouvelliste a obtenu tous les procès-verbaux des tasks forces du canton, de l’OCC et les notes explicatives de la pandémie adressée par le Médecin cantonal à l’Etat du Valais. Il en ressort cette sorte de course contre la montre, d’une situation imprévisible à une autre. Une année après la découverte du premier cas de Covid en Valais, la ministre de la santé, Esther Waeber-Kalbermatten, répond aux questions que posent ces documents sur le suivi de l’épidémie, sur les taux très élevés de mortalité valaisans et sur les raisons pour lesquelles il ne faut rien lâcher aujourd’hui…