Conseil d'Etat valaisan: les sortants ont-ils un bon bilan?


Tous sont au crépuscule de leur première législature. Ou à l’aube des élections. Pour les trois sortants, l’heure est donc au bilan. Après quatre années jalonnées d’échecs et de succès, que faut-il retenir de leurs actions politiques? Réponse avec les neuf chefs de groupe du Grand Conseil qui ont, au passage, attribué une note entre 1 et 6 pour évaluer le mandat de chaque ministre (voir encadré).


Dimitri Mathey

 14.01.2021, 18:00

Il y a l’action politique. Les compromis et les alliances. Les réussites et les déconvenues. Mais il y a aussi l’humain. La patte. Ou la griffe. Bref, un bilan est forcément une mosaïque. Et ses contours varient selon qui tient le pinceau.

Les neuf chefs de groupe (4 PDC, 2 UDC, 1 PLR, 1 Vert, 1 PS) ont esquissé leur analyse et livré leur ressenti. Certaines lignes se rejoignent, d’autres s’opposent. Mais le tableau est brossé. Reste à l’exposer.

Christophe Darbellay, le monarque éclairé

Le président du gouvernement clive plus qu’il ne fédère. Sauf sur un point. Ses compétences politiques. L’expérience de l’ancien conseiller national et président du PDC suisse est un atout reconnu de tous. Non sans nuances.

«Cette qualité a son défaut. Il est tiraillé entre son rôle à l’exécutif et sa carrière dans le législatif», concède Beat Eggel (PDCC). «Parfois, on sent qu’il voudrait redescendre dans l’arène pour prendre notre place, décider et remonter à la tribune pour appliquer ses propres décisions.»

En effet, les relations avec le Grand Conseil apparaissent régulièrement conflictuelles. «C’est son point faible», souligne Christophe Claivaz (PLR). «Il y a une volonté parfois malsaine de tout vouloir contrôler et de se montrer colérique quand il perd.»

Un biais autoritariste qui agace également à gauche de l’échiquier. La Verte Céline Dessimoz résume: «Avec Christophe Darbellay, le gouvernement propose et le gouvernement dispose.» Son homologue du PDC jaune du Haut relativise. «C’est lui le plus autoritaire des sortants, mais c’est aussi quelqu’un qui recherche le contact», lance Diego Clausen.