France: l'annonce du gouvernement Macron reportée à mercredi

D'abord prévue pour mardi, l'annonce du nouveau gouvernement français sera finalement faite mercredi à 15 heures. Histoire de procéder aux vérifications fiscales et déontologiques des futurs ministres et d'éviter ainsi une nouvelle affaire Cahuzac..
16 mai 2017, 15:25
/ Màj. le 16 mai 2017 à 15:30
Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait promis de soumettre un projet de loi de moralisation de la vie politique "avant les législatives" prévues les 11 et 18 juin.

L'annonce de la composition du nouveau gouvernement français, initialement prévue mardi, a été reportée à mercredi 15 heures, a annoncé l'Élysée. L'exécutif souhaite procéder à la vérification des situations fiscales et d'éventuels conflits d'intérêts.

Le président Emmanuel Macron, "en lien avec le Premier ministre" Édouard Philippe, nommé lundi, "a souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique puissent réaliser les diligences nécessaires", écrit la présidence française mardi dans un communiqué.

"Une procédure approfondie sera menée sur la situation fiscale et les déclarations d'intérêt des membres du gouvernement dès leur nomination", précise la présidence. Le premier Conseil des ministres du quinquennat, initialement prévu mercredi, a été reporté à jeudi, a-t-on précisé à l'Élysée.

Bannir le népotisme

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait promis de soumettre un projet de loi de moralisation de la vie politique "avant les législatives" prévues les 11 et 18 juin. Ce projet inclut notamment "l'interdiction du népotisme pour les parlementaires, qui ne pourront salarier aucun membre de leur famille".

Une référence limpide au scandale qui a éclaboussé le candidat de droite François Fillon, empêtré dans une affaire d'emplois fictifs présumés attribués à sa femme et deux de ses enfants, et payés sur les deniers publics. Parti favori de l'élection, le conservateur, inculpé en mars pour détournement de fonds publics, a été éliminé au premier tour.

Eviter une affaire Cahuzac

Vaincue au second tour par M. Macron, la candidate d'extrême droite Marine Le Pen est elle aussi visée par des affaires d'emplois fictifs présumés au Parlement européen et de financement illégal de campagne.

Pendant le quinquennat du président socialiste François Hollande, cinq ministres ont été contraints de démissionner à la suite de révélations compromettantes. La "République exemplaire" promise par le président Hollande avant son élection a connu son plus sérieux accroc début 2013.

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac avait été pris dans un scandale de fraude fiscale et blanchiment, poussé au départ. Il a été condamné en décembre à trois ans de prison.