Donald Trump
 25.10.2018, 07:33

Amérique centrale: la caravane des migrants poursuit sa route au Mexique pour atteindre les États-Unis

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Fuyant la violence criminelle ou la misère, les migrants affichent leur détermination d'atteindre les États-Unis en dépit des déclarations de Donald Trump.

Migrations Au Mexique, la caravane des migrants (pour la plupart du Honduras) poursuit son chemin en direction des États-Unis. Malgré les déclarations de Donald Trump, les migrants sont déterminés à parcourir encore 3000 kilomètres pour atteindre le pays.

Les milliers de migrants partis du Honduras le 13 octobre ont bouclé mercredi soir leur première centaine de kilomètres de marche à l’intérieur du Mexique, en direction des États-Unis. Ils leur restent encore à plus de 3000 kilomètres.

Ces quelque 7000 personnes, essentiellement des Honduriens, avaient quitté mercredi à l’aube la localité de Huixtla (sud du Mexique), où ils avaient fait une pause d’un jour la veille pour tenter de reprendre leurs forces, de se laver ou se soigner. Certains avaient déjà parcouru 800 kilomètres.

 

 

Ils sont arrivés mercredi en fin de journée à Mapastepec, une ville située à plus de cent kilomètres de la frontière mexicano-guatémaltèque, franchie en force le 19 octobre. Ils ont calculé qu’il leur restait 45 jours pour atteindre les États-Unis. «Quarante-cinq jours, ce n’est rien, ça passe vite. On va gagner, même si on est moulus on gagnera», confie à l’AFP Delmer Rivera, maigre Hondurien de 23 ans.

Fuyant la violence criminelle, l’instabilité politique ou la misère, les migrants affichent leur détermination d’atteindre les États-Unis en dépit des déclarations du président américain Donald Trump. Celui-ci s’est engagé à les stopper en déployant au besoin son armée à la frontière, et a annoncé vouloir couper les aides versées aux pays d’Amérique centrale.

«Fou extrémiste»

Sur le front politique, le président du Venezuela Nicolas Maduro a vertement répliqué mercredi au vice-président américain Mike Pence. Ce dernier avait la veille suggéré que «des organisations honduriennes de gauche financées par le Venezuela» étaient derrière cette colonne migratoire, après s’être entretenu avec le président hondurien Juan Orlando Hernandez.

 

 

«Voilà la paranoïa impérialiste d’accuser Maduro et le Venezuela de tout ce qui leur arrive, et eux sont capables de tout», a dit le chef d’État chaviste. «L’incroyable puissance d’influence que j’ai en Amérique centrale, Mike Pence!», a aussi ironisé Nicolas Maduro. «Si ce n’était pas un extrémiste qui le disait, un fou extrémiste, on en rirait».

Le Venezuela est un nouveau pays impliqué dans les tensions que suscite la caravane centre-américaine, en plus du Honduras, du Guatemala, du Mexique et des États-Unis. Ces deux derniers pays entretiennent des relations exécrables depuis l’élection de Donald Trump fin 2016.

ATS

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