Coupe du monde 2018 en Russie
 28.03.2018, 11:38

Conjoncture: les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football dopent le PIB suisse

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En année olympique, la présence du siège du CIO sur sol suisse contribue à faire progresser le PIB du pays.

économie Le produit intérieur brut de la Suisse devrait progresser de 2,5% en 2018. Et ce n'est pas uniquement grâce à la bonne santé de l'économie helvétique. La présence de la FIFA et du CIO sur notre territoire est à elle seule responsable d'une augmentation de 0,3%.

L'économie suisse sera dopée cette année par les droits de licence liés aux grandes manifestations sportives. Le KOF relève à son tour sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 2,5%, contre 2,3% en décembre.

Une partie de cette croissance n'a donc rien à voir avec l'évolution proprement dite de l'économie helvétique, souligne mercredi le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. La valeur ajoutée supplémentaire liée aux droits de licence sur les gros événements sportifs est d'environ 0,3% du PIB.

La Suisse profite ainsi de la présence sur son territoire des sièges de fédérations sportives importantes, telle que le Comité international olympique (CIO) ou la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Une part substantielle des droits liés aux manifestations d'envergure, telles que les Jeux olympiques en Corée du Sud, est intégrée dans la comptabilité nationale.

Comme aucune grande compétition n’est prévue l’an prochain, la croissance s’avérera donc plus faible. Pour 2019, le KOF anticipe une progression de 1,8% au lieu de 1,7% jusqu'ici. Sans l'effet spécial lié au sport international, ce taux "ne sera toutefois guère plus bas que celui de cette année", selon les chercheurs zurichois.

Phase d'essor

Qu'à cela ne tienne, la Suisse connaît une phase d'essor, portée tant par les secteurs axés sur l’étranger que par ceux tournés vers le marché intérieur, souligne le KOF. Elle bénéficie de l'embellie dans la zone euro tandis que l'affaiblissement du franc par rapport à la monnaie unique a permis aux secteurs d'exportation d'améliorer leurs marges.

A titre de comparaison, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a rehaussé à 2,4% son pronostic de croissance pour 2018. UBS a relevé le sien à 2,4% aussi et Credit Suisse à 2,2%. La BNS table sur 2% environ. Le Fonds monétaire international prévoit +2,25%.

Le chômage diminue quant à lui un peu plus lentement que ne le suggère la progression du PIB, toujours à cause de l'effet "dopant". Le KOF escompte désormais un taux (selon le SECO) de 2,9% cette année, contre 3% jusqu'ici. L'an prochain, il devrait descendre à 2,8%.

ATS

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