Coronavirus

Valais: le coronavirus reflue enfin

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Bilan hebdomadaire Entre le 8 et le 14 février, le nombre de cas diminue de manière visible pour atteindre le niveau de début octobre. Mais un cas de variant sud-africain ou brésilien, potentiellement résistant aux vaccins, a été identifié à Brigue.

 18.02.2021, 18:00
Carte de l'épidémie semaine du 8 au 14 février 2021.

La courbe épidémiologique poursuit et confirme sa baisse pour la semaine du 8 au 14 février. Le nombre de nouveaux cas n’avait pas été aussi bas depuis début octobre et le Valais n’a plus la pire incidence de Suisse, mais les critères fixés pour lever les mesures sanitaires sont loin d’être atteints. «La baisse des cas devient visible, ce ne sont plus des oscillations», confirme Georges Dupuis, ancien médecin cantonal et spécialiste en épidémiologie. Cette éclaircie tiendra-t-elle ses promesses après le brassage de population lié aux vacances de carnaval? «Les mesures en place devraient permettre d’éviter un rebond important de l’épidémie. Ce n’est toutefois qu’après deux à trois semaines que cela pourra être jugé», répond Nicolas Troillet, remplaçant du médecin cantonal valaisan et spécialiste en épidémiologie.

 

 

 

Treize écoles concernées par des quarantaines

La carte de l’épidémie en Valais montre d’ailleurs cette diminution du nombre de cas et une régression des foyers dans les écoles, très touchées la semaine précédente. Néanmoins, durant la semaine du 8 au 14 février, soit jusqu’à dimanche, «des quarantaines étaient encore en cours dans six écoles (Conthey, Grône, Martigny-Combe, Salvan, Saint Maurice, St. Niklaus) et ont débuté dans sept autres (Collombey, Martigny, Massongex, Randa, Täsch, Ardon et Brigue)», précise Nicolas Troillet.

Pour Georges Dupuis, cette forte présence du virus détectée dans les écoles n’est pas forcément due uniquement aux nouveaux variants réputés plus contagieux mais aussi à un changement dans la politique de test. «Un plus grand nombre de tests est effectué, notamment dans les écoles qui sont enfin définies comme des lieux à haut potentiel de transmission», dit-il. «Certains scientifiques le disaient déjà cet automne, à partir de 10-12 ans, les enfants sont non seulement souvent des porteurs asymptomatiques mais aussi des vecteurs importants du virus.»

 

 

Reste que, selon un échantillon de tests réalisés en Valais entre le 9 et le 15 février, la moitié des cas de Covid sont actuellement des variants anglais et qu’«un cas dû à un variant du type sud-africain ou brésilien a été identifié en Valais en fin de semaine passée au collège de Brigue et a donné lieu à une enquête encore en cours», explique Nicolas Troillet. Et c’est le point qui focalise actuellement l’attention des spécialistes. En effet, si le variant anglais semble bien couvert par les vaccins, les sud-africain et brésilien pourraient l’être moins. C’est donc surtout leur progression qui pourrait s’avérer problématique dans les mois qui viennent. L’industrie travaille actuellement pour adapter leur sérum à ces variants. «D’après les études menées en Afrique du Sud, le vaccin d’AstraZeneca serait particulièrement peu efficace contre ce variant», précise Georges Dupuis.

 


Cette semaine, la courbe des hospitalisations montre une baisse beaucoup plus marquée que celle du nombre de cas. «Il est encore trop tôt pour l’affirmer avec certitude, mais il est possible que l’effet de la vaccination sur les hospitalisations commence à se faire sentir», estime Nicolas Troillet. Le 17 février, 9000 personnes avaient reçu deux doses de vaccin et 8300 une injection. Le nombre de foyers dans les EMS, où de nombreux résidents sont vaccinés, a d’ailleurs drastiquement diminué. Seul trois établissements, soit 18 résidents, étaient encore touchés en début de semaine.

«D’après les études conduites en Israël qui a déjà massivement vacciné sa population, dix à douze jours après une dose, 52% des personnes vaccinées seraient déjà protégées contre 95% après deux doses», explique Georges Dupuis. Cela signifie que 17 300 personnes à risque sont désormais en partie protégées du Covid en Valais. «Selon les estimations de l’OFSP, il y aurait environ 45 000 personnes à risque dans notre canton», poursuit-il. «Le Conseil fédéral a tiré les leçons du chaos qui a suivi le premier déconfinement. Cette fois, il opte pour des étapes beaucoup plus longues avec pour objectif de maintenir des mesures sanitaires le plus longtemps possible jusqu’à ce que la vaccination des personnes à risque soit terminée», analyse-t-il. Et qu’on en sache plus sur les variants sud-africain et brésilien.

 


 


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