Perte record aux CFF en année de pandémie

Les énormes baisses de trafic provoquées par les restrictions liées au coronavirus ont plongé les CFF dans le rouge.
15 mars 2021, 10:29
/ Màj. le 15 mars 2021 à 13:20
La baisse du trafic international de passagers a pour sa part été de 51,2%, en raison des restrictions de voyage et des réductions de services (illustration).

En 2020, année de pandémie, les CFF sont passés dans le rouge à un niveau record. La demande s’est effondrée d’un tiers, ce qui se reflète dans le bilan avec une perte de 617 millions de francs.

En outre, les CFF réduisent les investissements et réalisent les projets en fonction de leur importance, ce qui se traduit par un effet d’économie de plusieurs centaines de millions.

 

 

Les liquidités sont garanties par la Confédération. A cela s’ajoutent des programmes d’aide aux transports publics. L’année 2019 avait, elle, permit de dégager un bénéfice de 463 millions de francs.

Enormes baisses de trafic

La perte de 2020 est la plus importante depuis la transformation des CFF en société anonyme de droit public. La raison en est claire: la pandémie de Covid-19 et sa gestion ont posé un défi majeur aux CFF, qui ont tout de même transporté une moyenne de 843’000 passagers par jour, soit plus d’un tiers de moins que l’année précédente.

 

 

Le nombre de voyageurs-kilomètres a diminué de 40,6% au total, le trafic longue distance a baissé de 43,7% et le trafic régional de 32,4%. La baisse du trafic international de passagers a été encore plus radicale (51,2%), en raison des restrictions de voyage et des réductions de services.

Situation économique tendue

Le flux de visiteurs s’est également tari dans les gares, en raison de la diminution du nombre de voyageurs et de la fermeture de magasins.

Pour les CFF, la situation économique est très tendue, comme ils l’ont annoncé. Les produits financiers du trafic voyageurs ont diminué de 28,9% par rapport à l’année précédente, les ventes des partenaires des CFF dans les gares de 26,8% et les produits des sillons de 12,4%. Le trafic marchandises a lui diminué de 2,4%.

Malgré cette perte record, les CFF entendent maintenir les prix stables.