Coronavirus

Hautes écoles en Valais: les étudiants jugent l’e-learning facile d’accès mais parfois démotivant

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Formation Une enquête menée au printemps dernier auprès d’étudiants et de collaborateurs des hautes écoles du canton montre les avantages de l’apprentissage à distance mais aussi ses limites.

 23.02.2021, 14:40
Si les étudiants ont globalement passé facilement au e-learning, certains d'entre eux ont souligné une fatigue liée à cette méthode d'enseignement.

«Grâce au Covid, on a gagné cinq ans en matière de digitalisation dans les hautes écoles. C’est peut-être la seule bonne nouvelle de la pandémie», s’exclame Christophe Darbellay, chef du Département de la formation, à la suite des résultats d’une enquête sur l’e-learning dans les hautes écoles du canton, réalisée au printemps 2020. 

72% des participants à ce sondage sont des étudiants provenant tant d’établissements ayant habituellement leurs cours en présentiel, comme la HEP Valais Wallis ou la HES-SO Valais-Wallis, que de structures proposant l’enseignement à distance, comme UniDistance.

Facile d’accès

Globalement, les résultats montrent que les participants ont trouvé la transition vers l’e-learning facile, voire très facile. «Du point de vue technologique, les hautes écoles valaisannes étaient prêtes, même si cela a nécessité davantage d’ajustements pour la HES-SO par exemple. Mais les outils principaux étaient en place», souligne Yves Rey, chef du Service des hautes écoles.

L’utilité de cette méthode d’enseignement a également été relevée par 55% des personnes qui ont répondu à l’enquête. Parmi les avantages: la flexibilité, la suppression des trajets, la diminution des frais de transport ainsi qu’une meilleure conciliation entre formation, profession et famille.

L’e-learning est un bon complément, mais rien ne vaut les cours en présentiel. Il faut un mélange des deux. 
Christophe Darbellay, chef du Département de la formation

Cependant, l’enquête remarque que tous les contenus d’apprentissage ne sont pas propices au e-learning. 

La pratique sur le terrain s’est révélée absolument nécessaire dans certaines branches. «C’est pour cela que dès le mois de décembre, là où c’était possible, nous avons permis aux hautes écoles, sous conditions, de pouvoir faire revenir les étudiants de certaines formations, comme c’est le cas pour les étudiants de la Haute école d’ingénierie qui doivent utiliser les laboratoires par exemple», ajoute Yves Rey. 


 

Points négatifs aussi

Plusieurs étudiants et collaborateurs ont également fait mention de fatigue, de solitude et de déficit en échanges sociaux avec l’e-learning. Cette méthode est également perçue comme plus astreignante et nécessitant davantage d’efforts. Des participants à l’enquête ont relevé que la multiplication des visioconférences a même activé une certaine démotivation. 

Certains d’entre eux ont pris du retard, ce qui les a poussés à abandonner leurs études. Impossible de savoir pour l’instant le nombre d’étudiants en échec. «Nous n’avons pas encore tous les résultats car la session d’examens vient de se terminer. Nous n’avons pas encore tous les échanges avec toutes les hautes écoles pour savoir quel est le taux d’échec. Toujours est-il qu’il y aura ce semestre un nombre d’exmatriculations légèrement plus élevé qu’en moyenne», reconnaît Yves Rey.

D’où un accent particulier mis désormais sur les accompagnements. Les étudiants qui en ressentent le besoin peuvent se rendre sur place pour discuter avec les professeurs des soucis qu’ils pourraient avoir. «On ne peut pas nier que le Covid a un impact sur le système de formation et les hautes écoles, notamment par rapport à la dimension psychologique de certains étudiants qui sont devant leur écran depuis mars 2020 et pour lesquels cela devient difficile. Nous allons tout faire pour en sauver au maximum, mais ce n’est pas évident», souligne Christophe Darbellay.

C’est la raison pour laquelle le Département de la formation demande un retour au présentiel dès le mois d’avril. «L’e-learning est un bon complément mais rien ne vaut les cours en présentiel. Il faut un mélange des deux. C’est d’ailleurs comme cela que nous voyons l’avenir pour les hautes écoles en Valais», conclut Christophe Darbellay.


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