En Valais, la vaccination contre le coronavirus va démarrer en pharmacie

Des pharmacies pilotes vont commencer à vacciner contre le Covid ces prochains jours. Dès la mi-mai, la campagne démarrera vraiment.
26 avr. 2021, 15:43
/ Màj. le 26 avr. 2021 à 18:20
Les pharmacies valaisannes vont se mettre à leur tour à la vaccination Covid.

«Nous sommes ravis de vous annoncer que la vaccination Covid débute ce jeudi 29 avril dans votre pharmacie.» Ce message a été reçu par quelques Valaisans ces derniers jours. Mais pas par tous. Pour l’heure, seules quelques pharmacies pilotes entament la vaccination. Les autres ne commenceront les piqûres qu’à la mi-mai.

«A la demande de l’Etat, quelques pharmacies pilotes vont commencer la vaccination pour tester le système informatique», explique Frédéric Schaller, président de Pharmavalais.

Comme le vaccin produit par Moderna subit quelques retards actuellement, c’est celui de Pfizer qui sera administré ces prochains jours.

Une formation spéciale

A terme, une septantaine de pharmacies, sur les 122 que compte le Valais, devraient pratiquer la vaccination contre le coronavirus.

Toutes les officines ne pourront pas participer à cette campagne, parce qu’il faut une formation spéciale pour pouvoir vacciner, laquelle prépare les professionnels à toutes les éventualités, notamment à faire face à un choc anaphylactique. Cela est vrai pour la lutte contre le coronavirus, mais aussi pour celle engagée annuellement contre la grippe ou contre les conséquences d’une rencontre avec une tique.

Pour augmenter le nombre de professionnels pouvant effectuer l’injection, une formation pratique est organisée la semaine prochaine. Dans le Valais romand, une soixantaine d’assistantes en pharmacie sont inscrites. Elles pourront ensuite pratiquer le vaccin sous la surveillance d’un pharmacien spécialement formé.

De nouveaux centres de vaccination

Alors que certains médecins vont mettre un terme à la vaccination Covid, faute de pouvoir couvrir leurs frais, d’autres vont collaborer avec des pharmaciens pour ouvrir des centres de vaccinations locaux. Ce sera le cas le 17 mai à Nendaz.

Pourquoi se lancer dans une telle opération si ce n’est pas rentable? «L’idée n’est pas d’atteindre la rentabilité. Nous avons une mission de santé publique à remplir», répond Frédéric Schaller. Ce dernier explique que les médecins ont participé à la vaccination des patients à risque, dont ils connaissaient parfaitement le dossier, et que les pharmaciens s’engagent maintenant pour protéger la population adulte en bonne santé.

par Jean-Yves Gabbud