Coronavirus
 02.04.2020, 17:00

Coronavirus: Yann Lambiel raconte son quotidien et le report de son nouveau spectacle

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Après cinq représentations, Yann Lambiel a dû mettre sur pause son nouveau one man show. Il espère pouvoir le reprendre cet automne.

La culture au temps du confinement Bien que confiné, Yann Lambiel mise encore et toujours sur l’humour pour apporter du réconfort en cette période difficile.

Crise du coronavirus oblige, nombreux sont les artistes qui ont dû annuler ou reporter leur spectacle. C’est le cas, notamment, de l’humoriste valaisan Yann Lambiel qui, après seulement cinq représentations, a mis fin à son nouveau spectacle «Multiple» qu’il espère reprendre lorsque la pandémie aura cessé de frapper. Joint par téléphone, il raconte son confinement qu’il prend avec philosophie… et humour.

Yann Lambiel, comment vivez-vous ce confinement?

J’ai la chance d’avoir, tous les matins, une chronique sur LFM et ça me prend tout de même une partie de la journée pour l’écrire. Avant, j’allais sur place et le faisais en direct. Maintenant, je fais cela depuis chez moi. Je dois l’écrire, l’interpréter, faire le montage et envoyer le tout. Ça prend un peu plus de temps. Ça m’aide à me lever le matin et ça me motive pour le reste de la journée. Il y a aussi les projets à mettre en place pour l’année prochaine.

Quand la pandémie a commencé, vous avez dû annuler ou repousser vos spectacles. Comment avez-vous vécu cela?

Ça a été assez rapide. J’ai entamé ma nouvelle création le 27 février. Nous avions travaillé deux mois sur ce spectacle et, en fait, je n’ai pu faire que cinq représentations avant que tout ne s’arrête. On espérait que cela ne durerait que deux semaines et très vite, on s’est rendu compte qu’il fallait tout repousser. Nous avons déplacé certaines dates au mois de juin mais nous sommes en train de repousser ces dernières au mois d’octobre. Si on peut reprendre les spectacles à ce moment-là, on sera déjà satisfait.

Cela a vraisemblablement un impact financier…

Clairement mais pour l’instant, j’ai la chance d’avoir plus de reports que d’annulations. Tant que ça reste des reports, ça va mais nous avons dû annuler quelques représentations pour des raisons de dates. Le problème est que lorsque l’on investit dans une création, un nouveau spectacle, ce n’est pas vraiment le bon moment de ne pas pouvoir le jouer. Mais si l’on peut rattraper tout cela en automne, ce sera un moindre mal.

Quid du spectacle lui-même?

Il s’agit de mon dixième one man show qui s’intitule «Multiple». J’ai un guitariste valaisan avec moi, Florent Bernheim, et je propose ici un spectacle un peu plus rock’n’roll. J’ai donné plus de place à la musique et j’y ai intégré de nouveaux personnages comme Philippe Etchebest, Alexandre Jollien ou encore Stan Wawrinka. Il y a même Greta Thunberg et c’est fou de constater l’aura incroyable qu’elle avait il y a encore de cela trois semaines et comme on n’en parle plus du tout maintenant. 

 

 

En tant qu’artiste, cette période de calme vous permet de réfléchir à de nouveaux projets…

C’est très bizarre. En fait, ça n’est pas très motivant de penser à de nouvelles créations alors que l’on ne sait pas si elles pourront voir le jour. On a plus de temps mais, d’un autre côté, la situation est tellement incertaine qu’il est difficile de se projeter dans l’avenir. La radio me permet de travailler au jour le jour. Par contre, au niveau spectacle, je suis plutôt en stand by…

Nous sommes au cœur d’une période assez anxiogène. Un humoriste tel que vous arrive-t-il à garder son humour?

Je pense que c’est notre travail de garder de l’humour. J’essaie tous les jours de trouver le côté positif de cette situation, d’en rire aussi et de donner, le matin aux auditeurs, l’envie de démarrer la journée d’un bon pied. C’est vraiment notre job, à nous les artistes, de mettre un peu de gaieté au centre de cette situation car si on tombe dans le pathos, ça va être compliqué. J’ai vraiment envie, quitte à me forcer, de montrer aux gens le côté positif de la situation. 

Dans le futur, cette crise pourrait-elle devenir, pour vous, un sujet de spectacle?

C’est une très bonne question. En fait, on ne sait pas vraiment comment cela va se passer quand tout va reprendre. Les gens ne voudront peut-être  plus en parler, un peu comme Voldemort dans Harry Potter, mais je pense que cela impactera les sketchs et que je vais devoir réécrire une partie du spectacle. Les donnes et les priorités ont tellement changé que je pense qu’on ne pourra pas faire l’impasse sur ce qui s’est passé.

 

 

A lire aussi : Yann Lambiel fait le buzz avec sa parodie de Claude François

 

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