Coronavirus: le Conseil fédéral rejette les critiques sur l’achat de vaccins

Le Conseil fédéral a réagi lundi aux six questions d’un conseiller national UDC qui évoquait des fautes dans les commandes de doses et a fermement rejeté les attaques personnelles envers la vice-directrice de l’OFSP.
15 mars 2021, 17:49
/ Màj. le 15 mars 2021 à 17:52
Le Conseil fédéral est responsable devant le Parlement de l'approvisionnement en vaccins.

La Suisse maintient le cap sur sa stratégie d’achat de vaccins. Le Département fédéral de l’Intérieur (DFI) a rejeté lundi toutes les critiques de l’UDC suggérant un fiasco. Et de dénoncer des attaques personnelles à l’égard de Nora Kronig qui n’ont pas leur place au Parlement.

«Le Conseil fédéral attache une grande importance à ce que les relations entre le Parlement, le Conseil fédéral et l’administration soient correctes.» Telle est l’entame de la réponse que le DFI a adressée en réponse à six questions de Thomas Aeschi (UDC/ZG) qui suggérait une série de fautes dans les commandes de vaccins contre le Covid-19.

Le Conseil fédéral attache une grande importance à ce que les relations entre le Parlement, le Conseil fédéral et l’administration soient correctes.
Le Département fédéral de l’intérieur, dans sa réponse de lundi

Le département rejette avec fermeté les attaques personnelles et les insinuations à l’encontre de Nora Kronig, la vice-directrice de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). C’est le Conseil fédéral qui est responsable devant le Parlement en matière d’approvisionnement en vaccins. L’OFSP agit dans le cadre de ses mandats et de ses responsabilités.

La Suisse a mis en œuvre une stratégie misant sur plusieurs produits et s’est approvisionnée plus tôt que d’autres sur la base de besoins clairement définis. Elle a choisi les vaccins ARN de Pfizer/BioNTech et Moderna qui se révèlent aussi efficaces contre les variants.

Données insuffisantes sur AstraZeneca

Interrogé par Isabelle Moret (PLR/VD) sur le vaccin d’Astrazeneca, le DFI a rappelé que Swissmedic considérait les données actuelles sur ce produit insuffisantes notamment sur l’efficacité, la sécurité et la qualité.

En préambule à l’heure des questions, le président du Conseil national Andreas Aebi (UDC/BE) a aussi dénoncé les attaques personnelles dirigées contre des membres de l’administration fédérale. Il a dit son «désaccord», rappelant les députés à la correction. L’heure des questions ne doit pas servir à mettre au pilori des fonctionnaires, a-t-il dit.