Coronavirus

Coronavirus et entreprises: des centaines de contrôles en Valais

chargement

Gestion de la pandémie Pour vérifier que les mesures de lutte contre la pandémie sont bien appliquées, des inspecteurs ont été envoyés sur le terrain. Aucune entreprise n’a dû fermer, mais de nombreux manquements ont été constatés.

 04.03.2021, 17:50
Les mesures de protection sont difficilement mises en place sur certains chantiers.

Dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, le Valais a procédé à plusieurs centaines de contrôles dans les entreprises du canton. But de ces opérations: s’assurer que les mesures visant à empêcher la propagation de la pandémie soient mises en place correctement.

L’Etat du Valais se réjouit dans un communiqué «qu’aucune fermeture n’a dû être décrétée» jusqu’ici. Cela non pas parce que tout le monde fait tout juste, mais parce que les corrections demandées ont été apportées dans le délai demandé, c’est-à-dire dans les 24 ou 48 heures.

Le détail des manquements constatés

Sur le terrain, les inspecteurs ont constaté de nombreux manquements.

  • Sur les 150 hôtels-restaurants situés en station suivis jusqu’à la fin janvier, 50 ont dû «ajuster leur dispositif», alors que 5 «présentaient des défaillances majeures». Ces derniers étaient souvent des établissements familiaux très petits, où le respect des distances est quasiment impossible, précise Nicolas Bolli, chef du SPT. D'autres établissements ont sciemment ignoré toutes les mesures prescrites. Mais ce n'est en aucun cas la tendance générale, il s'agit vraiment d'une petite minorité, souligne-t-il.
  • A partir de février, ce sont les entreprises du tertiaire qui ont été visées. Sur les 220 qui ont été visitées, 54 ont dû ajuster les mesures prises, alors que 15 ont fait l’objet de procès-verbaux de non-conformité.
  • Sur les chantiers, ce sont les inspecteurs de la Suva qui ont effectué plus de 200 contrôles. Ils ont régulièrement constaté «des manquements concernant les mesures de distanciation, d’aération dans les locaux communs et la désinfection des outils et équipements». Les établissements et entreprises pris en défaut ont eu de 24 à 48 heures pour se mettre à jour. Si deux sommations ont été prononcées avec décision de fermeture en cas de non-respect, tous ont finalement obtempéré et aucune fermeture n'a dû être décrétée, précise Nicolas Bolli.
  • Le Conseil fédéral a décrété l’obligation de passer au télétravail dans les entreprises où cette solution peut être appliquée sans efforts disproportionnés. Cette obligation n’est pas appliquée partout avec la même vigueur. «Les grandes structures n’ont pas hésité à consentir les investissements nécessaires pour permettre à leurs employés de travailler depuis chez eux», constate l’Etat du Valais. Par contre, dans les PME, l’engagement dans le monde du télétravail est «nettement plus limité», pour toutes sortes de raisons, qui vont de la dynamique d’équipe aux adaptations informatiques à mettre en place.

A lire aussi: Coronavirus: télétravail obligatoire, qu’est-ce qui change en Valais?

  • Dans les entreprises, les inspecteurs ont aussi constaté que «la protection des personnes vulnérables, et en particulier des femmes enceintes, reste problématique». Elles sont souvent invitées à respecter les prescriptions en matière d’hygiène, sans mise en place de mesures spécifiques.

Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

Coup de pouceCoronavirus: une check-list sanitaire pour les entreprises valaisannesCoronavirus: une check-list sanitaire pour les entreprises valaisannes

PandémieCoronavirus: la colère des ouvriers face à des mesures «inapplicables»Coronavirus: la colère des ouvriers face à des mesures «inapplicables»

Top