Une nuit avec les Red Hot Chili Peppers

Les Red Hot Chili Peppers jouaient cette semaine deux soirs de suite dans un Hallenstadion de Zurich rempli jusqu’à la gueule. Rencontre en coulisse.
07 oct. 2016, 14:17
Les Red Hot Chili Peppers sur scène, ici à Hambourg , et Josh Klinghoffer à la guitare.

Mercredi 5 octobre, Zurich. Un responsable sécurité peu amène de l’un des plus gros bestiaux rock de la planète me guide d’un ton martial dans les méandres du Hallenstadion jusqu’à une petite salle aux airs local de répétition de groupe régional. Petite batterie, petits amplis, petit clavier, quelques micros... On est assez loin de la démesure qui se déploiera trois heures plus tard dans la gigantesque arène. Seul un flightcase frappé du logo rouge du groupe californien trahit le rayonnement planétaire. Ce dispositif de répétition plutôt modeste, les Red Hot Chili Peppers aiment bien le faire chauffer avant leurs dates.Pour tuer les longues journées de tournée et pour maintenir en tension la musculature explosive de la bête de scène. Car c’est bien sur scène que le quatuor s’est taillé sa réputation de monstre.

«C’était l’un de mes plus glorieux moments»
A l’heure H, la porte de la pièce dans laquelle on m’a demandé d’attendre et de me tenir à carreau («don’t touch any of that shit»...) s’ouvre sur le guitariste Josh Klinghoffer, silhouette longiligne dissimulée sous plusieurs couches de vêtements trop lâches, bonnet vissé sur ses mèches longues d’éternel teenager en rupture. «Hi, how are you?» Au premier contact, l’homme est incroyablement affable et doux. 
En préambule, on se remémore ce concert de PJHarvey de juillet 2004 au Montreux Jazz Festival où il avait troqué sa guitare contre la batterie pour remplacer un Rob Ellis hospitalisé d’urgence. «Je crois que c’est l’un de mes plus glorieux moments en musique... Vingt minutes avant le concert, il était question d’annuler et j’ai lancé: «je vais le faire». J’adore quand ça ne se passe pas comme prévu sur scène, quand il faut se battre. On a le sentiment palpable d’assister à une vraie performance live. De temps en temps, je me repassais le DVD de ce concert, quand mon estime de moi-même était un peu basse...», rit-il. 

Retrouvez cet article dans son intégralité dans nos éditions papier et numérique de ce samedi 8 octobre.

 

 

par Jean-François Albelda