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Tapis rouge pour Carlos

Carlos, le vrai, purge en France une peine de prison à perpétuité. Il doit encore être jugé pour des attentats commis au début des années 80. A Cannes, c'est son double de cinéma qui a foulé le tapis rouge.

21 mai 2010, 15:59

Dans le « Carlos » d’Olivier Assayas, l’acteur vénézuélien Edgar Ramirez se montre ogresque et impérial, en bonnet du Che comme en costume griffé. A la hauteur du modèle inaccessible qu’il s’était fixé pour le rôle : le Marlon Brando d’ « Un Tramway nommé désir ».

Durant les 5h30 du film, le corps d’Edgar Ramirez change : c’est au départ un fringant révolutionnaire, acquis à la cause palestinienne. Une main sur les grenades, l’autre dans la culotte des femmes qui se consument à son contact. Au final, c’est un corps encombrant pour tout le monde. Empâté de 15 kilos, lâché par ses anciens alliés, le terroriste n’est plus qu’un « sac à vin » que les Français kidnappent au Soudan.

Avec cette performance à la de Niro dans « Raging Bull », Edgar Ramirez fait partie de ces découvertes fulgurantes dont la réputation va courir aussi vite que celle...

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