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Les fantômes de la crise hantent nos villes

Quand dormir sous un toit n'est plus un droit, mais une lutte désespérée. Le dernier documentaire de Fernand Melgar tient du choc salutaire.

10 sept. 2014, 00:01
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Après le centre de requérants d'asile de Vallorbe ("La forteresse") et celui de détention administrative de Frambois à Genève ("Vol spécial"), le réalisateur suisse d'origine espagnole Fernand Melgar vient hanter un nouveau lieu témoignant de la faillite morale de nos démocraties aisées. Propos d'un cinéaste animé par une conviction peu commune, mais qui prend acte de la complexité de "l'être-ensemble".

Quel a été l'élément déclencheur de cette nouvelle immersion dans notre société si imparfaite?

Je n'ai jamais l'idée d'un film, ce sont les films qui me choisissent. Il y a toujours une part de hasard, ce qui est propre au documentaire... J'ai quatre enfants, dont un qui est en bas âge. Tôt le matin, pour éviter qu'il ne réveille tout le monde, je vais dans un petit parc en face de chez moi. L'un de ces matins-là, deux Africains qui dormaient sur un banc me voient arriver, se lèvent et...

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