Google veut aider les éditeurs de presse à attirer des abonnés

Le géant américain de services technologiques Google va proposer dès lundi de nouveaux outils pour aider les éditeurs de presse à gagner des abonnés. En effet, la presse traditionnelle fait face à des problèmes financiers, qu'elle impute en partie au fait que les articles sont trop souvent accessibles gratuitement sur Internet.

02 oct. 2017, 07:40
Le "nouveau modèle" proposé serait le fruit de longues discussions et de tests avec des organismes de presse.

Google va proposer à partir de lundi de nouveaux outils aux éditeurs de presse pour les aider à gagner des abonnés, notamment en limitant les contenus gratuits. Un geste destiné à améliorer ses relations difficiles avec la presse, qui s'estime pillée sur Internet.

"Je pense vraiment que Google et les éditeurs de presse ont un intérêt commun", a déclaré Philipp Schindler, un des dirigeants du groupe lors d'une conférence téléphonique.

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"Nous voulons aider les éditeurs à trouver de nouveaux lecteurs et à les transformer en clients qui payent", a poursuivi M. Schindler, insistant sur le fait que le "nouveau modèle" proposé est le fruit de longues discussions et de tests avec des organismes de presse, comme le New York Times ou le Financial Times.

Trop de gratuité

La presse traditionnelle fait face à des problèmes financiers, qu'elle impute en partie au fait que les articles sont trop souvent accessibles gratuitement sur Internet, notamment via des moteurs de recherche ou sur les réseaux sociaux. Elle perd aussi des revenus publicitaires, largement captés par le Web, surtout par Google et Facebook.

Pour tenter d'apaiser ces relations, Google va permettre aux groupes de presse de choisir le nombre d'articles en accès gratuit, un "échantillonnage flexible", qui va remplacer lundi le système actuel.

Ce système mis en place il y a plus de dix ans exigeait des éditeurs un minimum de trois articles gratuits par jour pour être référencés par Google.

"Le marché de l'information a radicalement changé" et "ce sont les éditeurs qui sont le mieux à même de décider ce qui leur convient", a encore dit Richard Gingras.