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Echange de gosses à Tokyo

27 déc. 2013, 00:01
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Réalisateur japonais de la trempe de Ozu ou de Mizoguchi, Hirokazu Kore-eda est sans doute l'un des plus grands auteurs dédiés à la filiation. Dans "Nobody Knows" (2004), il filmait des frères et soeurs livrés à eux-mêmes, la faute à des conventions odieuses. Dans "I Wish" (2012), il suivait une fratrie démembrée à la suite d'un divorce. Partant, le cinéaste assortit ses tableaux de l'enfance d'une fine description de la société japonaise, révélant ses déviances, ses non-dits, ses superstitions ou les inégalités imposées aux femmes, comme dans "Still Walking" (2008) ou "Air Doll" (2010).

Prix du Jury à Cannes, son nouveau film montre la rencontre de deux familles victimes d'une terrible méprise. D'un côté, il y a les Nonomiya, qui vivent dans un gratte-ciel aseptisé de Tokyo. Architecte responsable d'un nouveau projet à Shinjuku, le père est obsédé par la réussite. La mère est dévouée. Le fils fréquente une école...

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