Bridget Jones revient jeudi dans les rayons en veuve "cougar"

"Bridget Jones: Mad About the Boy" sort dans les librairies anglophones ce jeudi. La célèbre célibataire londonienne est désormais une veuve âgée de 51 ans et mère de deux enfants.
10 oct. 2013, 08:00
This book cover image released by Knopf shows "Bridget Jones: Mad About the Boy," by Helen Fielding.  The book is scheduled for release on Oct. 15.  (AP Photo/Knopf)

Après 14 ans d'absence, Bridget Jones revient jeudi dans les librairies anglophones pour de nouvelles aventures. La célèbre célibataire londonienne est désormais une veuve âgée de 51 ans et mère de deux enfants. Dans le vent, elle s'active sur les réseaux sociaux et s'éprend d'un "toy boy" de 20 ans son cadet.

"Dimanche 31 juillet, verres d'alcool 6 (état d'urgence), cigarettes 9 (mieux), calories 5824 (faible)", écrivait la trentenaire apprenti-journaliste dans son journal intime en 1995.

"Jeudi 19 avril, 79 kilos, unités d'alcool 4 (bien), calories 2822, possibilité ou désir de coucher à nouveau: 0", écrit aujourd'hui Bridget Jones, quinquagénaire jonglant entre ses débuts de scénariste et la gestion quotidienne de sa fille Mabel et de son fils Billy.

Toujours obsédée par son poids et désormais par ses rides, elle ne fume plus mais mâchouille des chewing-gum antitabac, tourmentée par le nombre de textos qu'elle reçoit et sa popularité sur les réseaux sociaux. C'est d'ailleurs sur Twitter que la quinquagénaire, qui affirme en public n'en avoir que 35 ans, s'est transformée en "cougar", tombant sous le charme d'un "toy boy" trentenaire.

Sous le titre de "Bridget Jones: Mad About the Boy", ce troisième volume est déjà assuré de devenir un best-seller. Les deux premiers tomes -"Le Journal de Bridget Jones" et "Bridget Jones: l'âge de Raison"- ont été vendus à plus de 15 millions d'exemplaires dans 40 pays.

La presse déçue

L'accueil des premières critiques en Grande-Bretagne a cependant été frais. Le "Sunday Times" a jugé le livre "inégal" et "émotionnellement pas convaincant". Le "Daily Telegraph" évoque une "lourde déception". "Le ton est faux, lire les deux tiers de 'Mad about The Boy' c'est comme écouter quelqu'un qui avait jadis l'oreille absolue et ne peut plus aujourd'hui chanter une note", écrit-il.

Des reproches qui font dire qu'il était sans doute plus aisé de s'identifier à la trentenaire maladroite et ses quelques kilos en trop, qui cherchait l'amour et le succès professionnel, qu'à la Bridget 2013, toujours déjantée mais désormais riche, veuve, mère, scénariste et couchant avec un bellâtre aux abdominaux parfaits.

Du côté des fans, la première réaction a été la stupeur en découvrant la mort de Mark Darcy, le mari de Bridget. Interrogée pour savoir d'où lui était venu l'idée de le tuer, la romancière a confié avoir été bouleversée par la mort de son propre père dans un accident de voiture alors qu'elle avait 24 ans.

Vers un troisième film

Helen Fielding, qui vit entre Londres et Los Angeles et a co-écrit les scénarios des adaptations cinématographiques, a toujours martelé que Bridget n'était pas son double autobiographique même si les similitudes sont troublantes.

La romancière, âgée de 55 ans, est ainsi mère de deux enfants et séparée de leur père, Kevin Curran, scénariste et producteur exécutif de la série télévisée "Les Simpson".

La saga pourrait néanmoins donner lieu à une troisième adaptation cinématographique, même si les droits ne sont pas encore vendus, selon l'auteure.

Les deux premiers films, sortis en 2001 et 2004, mettaient en scène l'actrice américaine Renée Zellweger dans le rôle éponyme, qui se débattait dans un joyeux triangle amoureux avec Colin Firth incarnant Mark Darcy, avocat maladroit et délicieusement guindé, et Hugh Grant en fringuant publicitaire et incorrigible coureur.

"Le journal de Bridget Jones"

"Bridget Jones: l'âge de Raison"