courrier des lecteurs

A nouveau, nos abeilles sont victimes des produits phytosanitaires

11 mai 2012

En fin de semaine 17, plusieurs apiculteurs de la plaine du Rhône, ont découvert un funeste tableau devant leurs ruches. En effet les traitements appliqués ces jours-ci pour protéger les fruitiers des pucerons, ont causés d'importants dégâts aux abeilles par intoxications. Ce n'est pas la première fois. La chimie est nécessaire à la protection des cultures certes, mais il y a maintenant des matières actives à retirer de l'assortiment, vu que l'on ne peut maîtriser tous les paramètres lorsqu'il faut traiter (état de la végétation et dérive également dû au vent, ou négligence!). Du coté des apiculteurs l'on ne comprend pas cette situation; les arboriculteurs ont besoin d'abeilles, et les abeilles ont besoin de fleurs, nous sommes donc partenaires, mais une fois leur travail effectué, ces insectes ne sont plus pris en compte et meurent de façon tragique par l'intervention de l'homme. Pourquoi? En effet leur travail de pollinisation génère une plue -value quatre fois supérieur (estimée à 1360 francs par ruche) pour la production agricole, alors que l'apiculteur n'en retire environ que 300 francs par les produits de la ruche. Des démarches sont actuellement en cours avec l'interprofession pour appliquer des mesures immédiates afin d'éviter une nouvelle hécatombe de nos insectes pollinisateurs Pour nous apiculteurs, la conduite des ruchers aujourd'hui demande beaucoup d'observations et de soins, mais l'incertitude est de mise face aux nombreux défis à relever ainsi que les pertes qui déciment nos ruchers.
par Jean-Paul Viredaz, inspecteur cantonal des ruchers Bas-Valais