Courrier des lecteurs

20.12.2020Une année 2020 peut-être pas si horrible que ça!

Au début de 2020 tous les voyants étaient au vert et l’année s’annonçait sous les meilleurs auspices; nous étions repartis pour une nouvelle flambée de bonheur dans un monde sans bornes. C’est alors qu’un méchant petit virus venu de la lointaine Chine s’est glissé subrepticement dans notre environnement, jusque dans notre intimité, dans nos maisons. 

Au début, on n’a pas cru à la dangerosité de ce minuscule organisme tant notre foi en la médecine toute puissante était inébranlable. On l’a regardé un peu de haut jusqu’au jour où nos experts en santé publique se sont mis à balbutier leur latin à son sujet. Là, on a soudain pris la mesure du danger qui nous menaçait et on s’est barricadé derrière les murs de nos villes et de nos maisons. On s’est mis à l’abri, portes et fenêtres closes.

De plus, il a fallu mettre des barrières entre nous et renoncer aux gestes sociaux habituels tels que poignées de mains et embrassades. On a isolé nos vieux parents et on les a laissés partir dans la solitude et l’indifférence. Notre liberté en a pris un sacré coup. Notre assurance «tout risque» a volé en éclats. Nos certitudes ont tremblé sur leurs socles. L’avenir s’est assombri au-delà de ce que nous étions prêts à accepter. 

Une fois ce cauchemar derrière nous, il nous faudra bien repenser notre mode de fonctionnement en profondeur si nous ne voulons pas revivre ces moments douloureux. Comment? En faisant preuve d’humilité et en traitant la Terre, notre «maison commune» comme le dit le St Père, avec un plus grand respect (environnement, pollution, gaspillage, etc.). On ne peut plus continuer comme avant. Il y va de notre survie et de celle des générations qui nous suivent. Avec du recul, on dira peut-être merci à ce méchant petit virus de nous avoir ouvert les yeux avant qu’il ne soit trop tard!

Bonne et heureuse année 2021.

Jacques Besse, Veyras
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