courrier des lecteurs

Verbier et les Mayens-de-Conthey, les deux faces du ski extrême

4 févr. 2013

Pourquoi ne pas tenter l'expérience? Après une journée de ski à Verbier, pourquoi ne pas aller le week-end suivant aux Mayens-de-Conthey (voir "Le Nouvelliste" du 11 janvier «Un téléski survit grâce à soixante bénévoles»)? Juste pour comparer. J'ai tenté l'expérience. Alors là vraiment, y'a pas photo. Edifiant. Quel calme et quelle qualité du silence aux Mayens-de-Conthey. Et à moindre prix: dix francs la demi-journée. Une seule installation et pas une seconde d'attente. Il y avait comme un goût de retour dans le passé, un petit air de station de notre enfance, déjà si lointaine, il y a déjà quarante ou cinquante ans. De quoi vous faire prendre un petit coup de vieux dans les gencives. Le tout dans une ambiance familiale et bon enfant. Avec Verbier et les 4 Vallées, on accède à une autre dimension: 412 km de pistes et 92 remontées mécaniques. Avec un grand retour vers le futur. L'ambiance anglophone est garantie. Coincés dans le téléphérique, vous aurez une petite impression de métro londonien. Sur les pistes, n'oubliez pas la boussole. Heureusement, il y a le balisage et vous pouvez toujours demander votre chemin à d'autres Anglais tout aussi perdus que vous. Et si vous décidez de vous arrêter dans un petit resto sympa sur le bord des pistes, vous assisterez certainement au coup de feu qui dure de midi à 16 heures. Essayez d'éviter les balles perdues. Le skieur a généralement une faim de loup et attend impatiemment son assiette. Alors pour le personnel et le patron, il faut courir et sourire. Vous avez donc le choix entre deux extrêmes, entre le presque tout et le presque rien. La différence est dans le presque. Deux manières de faire du ski extrême…
par Clément Puippe , Pont-de-la-Morge