Courrier des lecteurs

24.05.2018Sion 2026: l'âne à l'or existerait-il ?

Depuis quelques années, les politiques n'ont de cesse de transmettre au peuple leurs craintes concernant les finances en baisse. Autant le canton du Valais que la Confédération ont opté pour des plans d'économie que le peuple a acceptés. La sécurité, le social et l'éducation, domaine où l'investissement ne produit pas de revenus monétaires physiques, sont laissés sur le bord de la route.

Diminution des ressources allouées aux infrastructures carcérales (qui va nous coûter cher dans le futur), les soucis liés à l'augmentation des primes d'assurances et l'amaigrissement du fond pour l'AVS sont des éléments d'exemples qui prouvent que l'argent manque.

Selon certains, les JO seront une opportunité pour nos jeunes. N'oublions pas que, pour nos jeunes, nous avons aussi décidé d'oublier leur éducation. Coupe budgétaire dans le domaine de l'aide scolaire, augmentation du nombre d'élèves par classe, dont les salles sont toujours plus petites fautes de moyens, réduisent considérablement la qualité de l'école suisse et valaisanne, point fort de notre pays.

De plus, comme par magie, pour l'investissement dans les JO 2026, la Confédération et le canton auraient les moyens financiers nécessaires. Si "l'âne à l'or" des contes de Grimm existe, utilisons-le pour des enjeux plus importants comme ceux cités plus tôt.

Sion 2026 doit rester un conte, au risque que le peuple Valaisans devienne "l'âne" à l'or.

Morganella CLaudio, 1950 Sion
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