26.10.2018Séparation Églises – État

À propos des articles sur la Constituante, René Constantin, «Nouvelliste» du 24 octobre et Jean Zermatten, «Nouvelliste» du 25 octobre.

Une des questions posées par les journalistes aux candidat(e)s à la constituante est biaisée: «Le Valais doit-il devenir un État laïc ou rester un canton chrétien?» Car actuellement déjà, selon la loi réglant les relations entre Églises et État, la séparation existe et elle est claire. Les réponses de René Constantin et Jean Zermatten donnent l’impression que nous nous trouverions (encore) en Valais sous le régime d’une «religion d’État». Cela n’est pas le cas.

Les Églises réformée-évangélique et catholique-romaine sont reconnues «de droit public», du fait de l’histoire de notre canton. Mais elles n’interviennent d’aucune manière dans un quelconque domaine de la gestion de l’État du Valais. La laïcité existant en Valais est ouverte: elle permet l’expression dans l’opinion publique des points de vue des différentes communautés religieuses. Tous les citoyens valaisans ont le même statut, quelle que soit la tradition (religieuse ou non) dont ils se réclament.

Abbé François-Xavier Amherdt
Professeur de théologie à l’Université de Fribourg

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