13.11.2018Saisir la chance d’un canton bilingue !

A la veille des travaux de la constituante, un thème revient souvent: comment mieux concilier les régions germanophones et francophones du canton. En particulier, les questions du bilinguisme et de l’enseignement de l’autre langue à l’école. Des propositions sont faites pour augmenter le nombre de classes bilingues ou en immersion totale dans l’autre partie du canton.

C’est insuffisant! C’est beaucoup plus loin qu’il faut aller! Il faut ajouter une année entière obligatoire dans le secondaire II dédiée essentiellement à l’apprentissage de l’autre langue. Des branches dites secondaires (pauvres de nous, comme si l’histoire, les arts, les sports n’avaient que peu ou pas de valeur) complèterait le programme. Les autres principales étant « entretenues » pour ne pas tout perdre durant cette année.

Je n’ai pas les compétences pour juger des nécessités financières et organisationnelles, sans doute lourdes, pour un tel projet. Ce que je sais par contre, c’est que l’employabilité d’un vrai bilingue en Suisse (voire en Europe) est décuplée, que de meilleures connaissances et compréhension de l’autre partie du canton éviteraient des antagonismes d’un autre temps, que les activités économiques et administratives pourraient être géographiquement mieux réparties, que les amitiés des jeunes années sont les bases d’un réseau durable, que l’acceptation de l’autre et l’ouverture à d’autres mentalités seraient améliorées, pour ne citer que quelques gains.

Ces apports inestimables relativisent grandement l’importance de l’investissement!

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