courrier des lecteurs

Quand les amendes remplacent l'éducation

10 mai 2009

A propos de "L'humeur du jour" d'Olivier Rausis ("Le Nouvelliste" du 7 mai). Pourquoi commence-t-on à avoir des amendes pour tout et n'importe quoi? Peut-être faudrait-il écrire aussi sur les "libertés" des gens qui ne respectent rien. Voilà pourquoi les interdits foisonnent quand ceux qui respectent se font envahir par le non-respect des autres. La maé à Sembrancher se trouve à proximité d'un café-restaurant et d'un parking cantonal public, plus occupé par des clients du bistrot que par des passionnés d'art. C'est regrettable pour les artistes mais les priorités ne sont pas les mêmes. Aussi, je vous avoue que j'applaudirais à deux mains si ceux qui sortent dudit lieu et qui pissent contre la maé ou d'autres maisons avoisinantes ou vont déféquer dans les coins d'ombre se faisaient amender. Je me demande toujours pourquoi les gens qui restent au bistrot ne peuvent pas utiliser les WC de l'établissement en question et pourquoi il leur faut uriner dehors avant de récupérer leur voiture. Si un urgent besoin se précise, il existe aussi des WC publics sur la place centrale de Sembrancher. Voilà, j'ai fait mon petit billet d'humeur du jour. Sur un cas qui dure depuis déjà belle lurette. Et cela n'est pas près de s'arrêter, tant que les hommes pisseront droit contre un mur. Messieurs, faites comme les femmes, soyez discrets. Merci. Et je ne parle pas des mégots de cigarette qui passent souvent sur les propriétés d'autrui et que l'on doit ramasser alors que l'on ne fume pas, ni des crottes de chien quand vous n'êtes pas propriétaire de chiens, etc. Tout sera amendable car le respect de la bienséance ne court pas non plus les rues. Continuons d'être mal intentionnés, non respectueux des règles de politesse, du travail de la voirie et de la propreté des lieux divers, privés et publics, et les amendes fleuriront comme des perce-neige au printemps.
par Elizabeth Michellod-Dutheil, maé (maison d'art et d'artisanat d'entremont), Sembrancher