15.01.2019Propagande et mauvaise foi

«Les résidents (…) devront subir la philosophie de l’EMS qui les héberge.» Un peu comme nous, Valaisannes et Valaisans, devons subir la philosophie du «Nouvelliste» qui, semaine après semaine, nous inflige le prêt-à-penser ambiant. Dernier exemple en date: les trois pages complètes, trois jours consécutifs, consacrées au suicide assisté. Un magnifique exemple de propagande et de mauvaise foi!

Bien sûr qu’il vaudrait la peine de parler de la fin de vie: le sujet est excellent et pourrait bouleverser les habitudes et les conceptions préétablies de nombre de gens. Mais pourquoi n’utiliser que la lorgnette du suicide assisté? N’y a-t-il aucune famille qui décide d’accompagner ses aînés jusqu’au bout, parfois même à leur domicile? N’y a-t-il aucune personne qui se voue corps et âme dans les soins palliatifs? Aucun quartier, aucun immeuble où l’on rend service (et visite) à son voisin plus âgé? Personne dans les EMS pour prendre soin de nos aînés avec patience, bienveillance, justesse et douceur?

Ouvrir le débat n’est jamais mauvais, à condition d’éviter le parti pris. Nous n’avons besoin ni de propagande ni de mauvaise foi. Juste d’objectivité. Et des philosophes aussi, pour une pensée équilibrée. Pour vous citer, «c’est juste une question de respect!», madame Savioz!

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