Courrier des lecteurs

29.08.2019Précarité, retraite, divorce et petit commerce

Vu et entendu au cours de l’excellente émission «C’est ma Suisse» de la RTS le mardi 28 août. Quatre candidates et un candidat aux élections fédérales d’octobre, enfin une majorité féminine, se sont volontiers pliés aux règles du jeu que le journaliste et animateur Alexis Favre avait concoctées pour eux. 

Au cours du «débrief’», une infographie informait que durant la période allant de 2006 à 2016, les loyers avaient progressé de 25%, la prime maladie de 103% et le salaire médian seulement de 25%. Les diverses solutions proposées périodiquement par le Conseil fédéral pour limiter l’augmentation des primes maladies et améliorer ou maintenir les rentes AVS ont été systématiquement refusées par la droite (PLR/UDC). Lors du tour de table, ces partis ont rejeté les taxes (TVA/taxe carbone,…) justifiant du fait que ce sera à nouveau les petits qui vont trinquer. 

De l’autre côté de l’échiquier, je retiens la piste esquissée par Mme Thorens, à savoir taxer les transactions financières (taxe Tobin suggérée par le prix Nobel d’économie James Tobin), refusée également par la droite au nom de la sauvegarde de l’emploi et de la place financière suisse. Cette taxe serait prélevée sur les transactions financières générées majoritairement par des robots. Je n’ai jamais vu licencier des robots. Par contre, lorsque les instituts financiers voient leur marge bénéficiaire quelque peu diminuer, ils restructurent tout d’abord en licenciant des collaborateurs. En finalité, le revenu de cette taxe couvrirait largement les besoins des assurances sociales. 

En faisant ses courses en France voisine, le retraité ne fait que reproduire les méthodes des banques et autres multinationales. Rentabiliser son capital.

Charles-A. Claivaz, 1950 Sion
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