Courrier des lecteurs

21.03.2021Pourquoi choisir une formule proportionnelle

Au soir du premier tour, les instances dirigeantes du PDC n’ont pas retenu la solution du partage dans leur analyse politique, en continuant à revendiquer trois sièges au Conseil d’Etat (CE). Elles ont pourtant vu que le PDC ne dispose plus que de 48 députés sur 130, ce qui correspond à un peu plus du tiers de l’électorat valaisan. 

C’est donc au peuple valaisan d’assurer que la composition du CE reflète honnêtement les forces politiques en présence comme c’est déjà le cas dans la plupart des cantons suisses. La démocratie commande d’accorder en Valais un siège à chaque parti minoritaire par la formule 2-1-1-1.

Pour assurer la nouvelle formule de concordance, il faudra renoncer à élire le troisième candidat PDC. Ce ne sont pas les compétences de l’homme qui sont en cause mais le simple fait que l’élection de trois PDC se ferait au détriment de la justice démocratique et de la représentativité du CE. L’électorat du Valais romand est face à un choix restreint mais fondamental: soit il ajuste la composition du CE aux forces politiques en présence, ce qui constitue, à mes yeux, un tournant historique très positif pour le Valais; soit il éjecte injustement un des trois minoritaires, privant ainsi une importante partie de la population de sa représentation au CE.

Déposons le 28 mars dans les urnes un bulletin qui amène apaisement, harmonie, transparence et performances dans notre canton qui ne manque pas de ressources et de compétences pour améliorer la qualité de vie de ses habitant.e.s.

La diversité des points de vue fait la richesse de l’action. Le pluralisme politique assure la légitimité des décisions du gouvernement et leur soutien par le Parlement et le peuple. 

Vive le printemps du Valais.

Raymond Berclaz, 1950 Sion
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