Courrier des lecteurs

17.02.2021Par-delà les clochers, des valeurs approfondies...

L’enseignement religieux fait débat. Chargé de la coordination Etat-Eglises pour cette branche, je propose des précisions.

Le cours d’Ethique et cultures religieuses (ECR) apporte des connaissances sur le christianisme en premier lieu et sur les grandes religions: le judaïsme, l’islam, le bouddhisme et l’hindouisme.

Suivant les degrés, plusieurs thématiques éthiques sont traitées (violence/non-violence, justice/injustice, etc.).

Chez les tout-petits, une approche philo appelée «Les Zophes» – avec des «figurines» originales – ouvre au débat et mérite le détour.

En Valais, des compléments ont été édités pour traiter des réalités diocésaines; ils demandent à être rafraîchis, ce qui est en cours de réalisation.

Les cours de 1 à 8H sont donnés soit par les enseignants soit par des intervenants ecclésiaux, protestants ou catholiques; ces intervenants sont formés aux niveaux théologique et pédagogique, sur trois ans! Des intervenants externes viennent à l’école pour d’autres branches également.

La visée de cet enseignement n’est pas confessionnelle: il s’agit d’apporter des repères, des manières de comprendre la vie, la place des croyances dans la société, etc. Ce cours peut ouvrir un espace pour aborder le respect des différences; connaître les autres permet d’approfondir ses propres valeurs et traditions.

Peut-être aurons-nous un jour des candidat-e-s d’autres religions à se former pédagogiquement au cours ECR. Quoi qu’il en soit, l’apport d’intervenants externes me semble un réel «plus» pour cet enseignement. Lors d’un récent cours sur les cinq grandes religions, je découvre des intervenants ecclésiaux motivés par une transmission qui dépasse nos clochers et l’esprit du même nom! 

Christophe Pont, Formateur ECR, Savièse
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