courrier des lecteurs

Oui à la loi sur le tourisme

20 août 2009

En réponse à la lettre ouverte de M. Pierre de Chastonay du lundi 10 août intitulée: "Loi boulimique". Cette loi sur le tourisme, dont la modification avait été lancée en 2001 a enfin abouti. Malgré les quelques inconvénients qu'elle possède, elle ouvre un futur meilleur pour notre canton. (...) Dire que les frais induits par les référendaires sont trop onéreux est à mon avis un pur fait incorrect. Vous avez posé des questions, vous avez mis comme point prioritaire les montants que devraient payer les citoyens, et maintenant que l'Etat vous donne des réponses, vous trouvez cela inacceptable. Ces frais sont une implication directe de vos demandes, ayez le courage de les remercier plutôt que de les décrier. Quant au fond du problème, le tourisme valaisan, tout le monde a tendance à remettre en question le fonctionnement de chaque société de développement. Le travail n'est jamais bien fait, et l'on peut toujours faire mieux. Ayant évolué dans divers milieux et régions touristiques, ces dernières années, je peux vous dire que cette loi aura l'avantage de faire progresser le professionnalisme de la première industrie de notre canton. L'augmentation des moyens est un pas nécessaire qui devra être franchi. Les milieux économiques valaisans ont refusé une taxe de promotion cantonale, lui préférant peut-être un montant de substitution communale. Mais le fait est que chaque commune touristique participera au tourisme. Les lectures successives au Parlement ont finalement abouti à un financement égal et non discriminatoire du tourisme, au contraire de ce qui se fait maintenant. Les études demandées par l'Etat auront l'avantage de donner des chiffres clairs et permettront de passer à un débat de fond sur l'avenir de notre canton plutôt que de se cantonner à un débat démagogique de chiffres. Pour l'avenir de notre jeunesse, pour la préservation de nombreux emplois et pour une valorisation des métiers liés au tourisme, cette loi est nécessaire, et le conservatisme ambiant ne doit par prévaloir. Tant que nous ne progresserons pas, nous perdrons des parts de marché face à la concurrence. En période de crise c'est de cela que nous devrions parler... C'est pour cela que, en tant que professionnel de la branche touristique, je vous rappelle le bien-fondé de cette loi et que le 29 novembre prochain le "oui" devra sortir vainqueur. L'avenir de notre jeunesse en Valais en dépend.
par Vivian Mottet, Anzère