Courrier des lecteurs

09.12.2020Nous voulons vivre !

Il est temps de s’exprimer sur la gestion actuelle de la crise et de se poser les bonnes questions. En effet, il faut procéder à la pesée des intérêts entre les conséquences propres de la maladie et les conséquences des mesures entreprises jusqu’à maintenant sur la santé de la population. Il est tout à fait louable de protéger les plus faibles des conséquences qui peuvent être fatales de la maladie. 

Néanmoins, ne pensez-vous pas que l’impact de ces mesures peut être fatal également sur la santé psychologique des personnes? 
En effet, de nombreux restaurants et bars vont faire faillite, de nombreuses PME en devront mettre la clef sous la porte. Je ne parle même pas du monde du spectacle, qui est mis de côté sans la moindre inquiétude à leur sujet. (...) J’ai bien peur que le taux de suicides explose les mois à venir. 

Beaucoup de personnes ont perdu ou vont perdre leur travail. Les écoliers et étudiants ressentent déjà les effets du premier confinement. La perte de motivation et ce sentiment d’oppression constante deviennent invivables. Les liens sociaux, importants pour nous, humains, se voient restreints de manière telle que le moral en prend un coup, des espoirs partent en fumée, le manque de rencontre nous plonge davantage dans de sombres dépressions. Ces mesures détruisent à petit feu le moral des jeunes, et des moins jeunes qui sont privés de leurs proches. La population angoisse, non pas à l’idée de tomber malade mais plutôt à l’idée d’avoir un avenir. Les étudiants n’en peuvent plus des cours en ligne et de ce manque constant de lien humain. 

Faut-il sacrifier 99% de la population pour sauver 1%? Est-ce vraiment nécessaire? Les intérêts sont-ils bien pesés? La santé psychologique ne compte-elle pas tout autant que la santé physique? Détruire le moral et envoyer grand nombre de personnes dans un abîme sombre de lassitude et déprime est-ce une solution? Je ne pense pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise solution, mais j’estime qu’il faut bien réfléchir à ces différents points avant de lancer des mesures à tout va et de nous anéantir de cette manière! Ce n’est pas uniquement une question d’argent, c’est bien plus fort!

Que vaut la vie si nous ne pouvons pas la vivre pleinement?

Marie-Bertrande Duay, 1920 martigny
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