Courrier des lecteurs

05.11.2020Liberté, bonheur et dictature

La liberté, ce droit pour lequel l’homme s’est battu durant des millénaires et se bat encore (parfois), n’est aujourd’hui plus qu’un lointain souvenir. Elle était belle l’époque où en sortant du travail on osait boire une bière entre collègues. Celle où, un dimanche morose, on choisissait de se défouler dans une escape room. Celle où la question qu’on se posait avant de sortir n’était pas «A combien?» mais «Où allons-nous?»

Cette époque est révolue. Depuis le vendredi noir, notre routine est faite de mesures, parfois inexplicables, parfois inapplicables, rarement cohérentes (un ministre l’a dit: «Nous devons vivre avec l’incohérence»). Nous avons dû apprendre à vivre, la boule ventre, dans l’attente de savoir qui serait le prochain, à fermer, définitivement dans certains cas. On nous a demandé ce qu’on a tant reproché à des régimes d’un autre temps, on nous a appris à surveiller ceux qui nous entourent, à juger, à dénoncer au besoin.

Là où un peuple jouissait d’une vie qu’on envie, sous prétexte d’une surcharge du système hospitalier, le gouvernement (ces humains que nous avons élus pour défendre nos libertés) a sonné le glas de notre vie sociale, de notre économie, de notre bonheur.

Narcisse Siggen, 3966 Réchy
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