17.10.2018Les assureurs ont déjà assez de pouvoir

L’article intitulé «Une Valaisanne condamnée pour avoir floué l’AI», paru dans «Le Nouvelliste» du 17 octobre dernier, appelle quelques commentaires.

Si l’on en croit l’infographie au bas de l’article, la surveillance ne date pas d’hier puisqu’elle a permis de récupérer des prestations pendant «400 000 ans»! Blague mise à part, l’article prouve que les moyens dont dispose actuellement l’AI pour effectuer ces contrôles sont efficaces. Alors pourquoi en vouloir davantage, comme l’article de loi sur la surveillance arbitraire des assurés, qui sera soumis au peuple le 25 novembre prochain?

Pour doter notre pays d’une base légale permettant de surveiller les assurés à leur insu tout en respectant leur sphère privée, nos parlementaires fédéraux ont cédé au chant des lobbyistes des assureurs. Puisque pour ces derniers, la surveillance n’est utilisée qu’avec parcimonie, on se demande bien pourquoi ils se battent avec autant d’acharnement pour étendre leur pouvoir.

Un autre élément m’échappe: si la surveillance secrète des assurés n’est pratiquée que de manière parcimonieuse dans le cadre de l’AI et de l’assurance-accidents, pourquoi le nouvel article de loi s’appliquerait-t-il désormais aussi à l’assurance-maladie, perte de gain, chômage, etc.?

Il aurait été plus honnête de modifier la loi sur l’AI et celle sur l’assurance-accidents pour continuer à effectuer des surveillances secrètes. Ce nouvel article de loi va à mon avis beaucoup trop loin, pour des raisons que les assureurs taisent. C’est la raison pour laquelle je voterai non le 25 novembre prochain.

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