Courrier des lecteurs

31.10.2020Le suicide assisté du PDC

Un parti ne saurait à lui seul revendiquer l’étiquette chrétienne. En effet, des chrétiens s’engagent dans tous les partis politiques, et il est une manière chrétienne de faire de la politique – c’est-à-dire d’être au service de la vie de toute personne et de toute la personne – qui est le fait de politiciens qui ne sont pas chrétiens.

Toutefois, le christianisme a un contenu objectif, par l’exemple l’égale dignité de l’homme et de la femme ou le respect de toute vie, quelle qu’elle soit; alors que le centre est une notion relative. On n’est au centre que par rapport à deux extrémités: quand le front d’un glacier recule, son centre se déplace.

C’est ainsi que le parti dit «du centre», en abandonnant sa référence objective au christianisme, avoue sa faiblesse. Son programme politique lui sera désormais dicté par les autres partis, car c’est en fonction de ce que diront les autres que Le Centre fera entendre sa voix, comme un chien obéit à la voix de son ou de ses maître(s).

Par exemple, en mars déjà, le Parlement valaisan avait de manière assez grotesque demandé que les homes fermés au virus s’ouvrent à l’assistance au suicide. Le Conseil d’Etat valaisan, à majorité «PDC», propose aujourd’hui (quelle ironie!) une loi «centriste» qui met exactement sur un pied d’égalité l’accès aux soins palliatifs et à l’assistance au suicide, respectivement une culture de vie et une culture de mort. Le christianisme, lui, sera toujours du côté de la vie.

Jean-Charles Zay, 1950 Sion
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