Courrier des lecteurs

20.09.2020Le C au PDC

Le mot «chrétien» du Parti démocrate chrétien serait le responsable de la perte de son électorat, selon ses dirigeants. Ceux-ci, à mon avis, se trompent. Car être «chrétien», c’est appartenir à une communauté, à une Eglise se réclamant du Christ. La devise du PDC, depuis sa création, c’est d’être pour la famille, pour la morale, pour l’Eglise. Il n’y a là que de nobles notions pour bien vivre sa vie en communauté dans le meilleur des mondes. 

D’ailleurs, à l’époque de ma jeunesse dans les années 70, je me souviens avoir retenu de la politique les devises des trois principaux partis, soit le PDC, le Parti radical et le Parti socialiste. Pour le PDC, je répète, «famille, morale, Eglise». Pour les radicaux, c’était le «capitalisme», soit d’abord le côté «rentabilité économique», recherche du profit, en tout bien tout honneur bien sûr. Le «socialisme» est un système économique qui prône la justice sociale et la répartition des richesses et de la production à l’Etat ou aux ouvriers. Ce système vise à réduire les inégalités sociales et, à l’opposé du libéralisme, favorise l’intérêt général et non pas l’intérêt particulier.

Les principes de ces trois grands partis sont les motifs que les citoyens choisissent pour y adhérer. Mais l’électeur est humain et son affiliation à un parti lui laisse aussi la liberté d’être tout à la fois «chrétien, social et libéral». 

D’autres partis se sont créés avec toujours, pour arguments, le bien du monde et sa préservation pour les générations futures. C’est pourquoi, les termes «gauche, centre, droite» ne définissent pas grand-chose. Les politiciens que nous élisons sont les gérants du patrimoine, que ce soit «communal, cantonal, fédéral». Ils doivent le faire en toute honnêteté, dans le respect des règles établies et pour le bien du peuple qui les finance.

Par conséquent, le C au PDC doit demeurer et ses dirigeants prôner sa devise et ne pas, pour certains, l’oublier. 

Epiney Claude-Antoine, 3960 Sierre
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